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Tel-Aviv fustige le choix du prix Nobel de la paix qui légitime « la haine anti-Israël »


L’avocate sud-africaine Navi Pillay, figure de la défense du droit international, pose après avoir reçu le prix Nobel de la paix 2026, le 9 octobre 2026, dans la salle d’audience historique 600 du palais de justice de Nuremberg, dans le sud de l’Allemagne. Photo Frank Boxler / AFP.

Israël a fustigé vendredi la décision d'attribuer le prix Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay, estimant qu'il légitimait « la haine et les préjugés anti-Israël ».

Mme Pillay avait dirigé l'an dernier la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, laquelle ne s'exprime pas au nom de l'ONU, qui avait affirmé qu’Israël commettait un « génocide » dans la bande de Gaza.

Israël avait catégoriquement rejeté ce rapport, le qualifiant de « biaisé et mensonger » et accusant ses auteurs de parti pris antisémite.

Un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères publié sur X a estimé que le choix du comité Nobel légitimait « la haine et les préjugés anti-israéliens » et que l'ancien chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels, devait « applaudir depuis l'enfer ».

« S’il existait une récompense pour les mensonges, la haine et les calomnies (...), Navi Pillay ne serait pas seulement en lice. Elle serait en tête », a encore accusé le ministère.

« La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide fassent l'objet de poursuites judiciaires », a fait valoir le président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes, dans son annonce.

Lors d'un entretien avec l'AFP, il a affirmé que le comité n'était pas « un tribunal » et a refusé de se prononcer sur la question de savoir si Israël commet un génocide à Gaza comme l'a affirmé la commission présidée par la lauréate du prix.

En 2024, la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt, toujours inexécutés, contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a pour sa part salué l'attribution du prix à Mme Pillay, le saluant comme une preuve de « la valeur des droits humains dans ce monde », selon Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat, organisation que Mme Pillay a dirigée de 2008 à 2014.


Israël a fustigé vendredi la décision d'attribuer le prix Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay, estimant qu'il légitimait « la haine et les préjugés anti-Israël ».Mme Pillay avait dirigé l'an dernier la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, laquelle ne s'exprime pas au nom de l'ONU, qui avait affirmé qu’Israël commettait un « génocide » dans la bande de Gaza.Israël avait catégoriquement rejeté ce rapport, le qualifiant de « biaisé et mensonger » et accusant ses auteurs de parti pris antisémite.Un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères publié sur X a estimé que le choix du comité Nobel légitimait « la haine et les préjugés anti-israéliens » et que l'ancien chef de...