Un avion de chasse F/A-18 atterrissant sur le porte-avions USS Harry S. Truman en Méditerranée orientale, le 4 mai 2018. Photo Alkis Konstantinidis/Reuters
Les États-Unis s’apprêtent à renforcer considérablement leur présence militaire au Moyen-Orient, avec l’envoi de jusqu’à 10 000 militaires supplémentaires en plus du récent déploiement d’un troisième porte-avions dans la région, a rapporté le Wall Street Journal.
Le groupe amphibie USS Makin Island, composé de trois navires amphibies transportant environ 2 000 Marines de la 13e Unité expéditionnaire, était parti lundi de la base de San Diego, emboîtant le pas au porte-avions USS Theodore Roosevelt, qui avait pris la mer la veille en direction du Moyen-Orient. Ces bâtiments devraient être positionnés autour de l'Iran d’ici à fin novembre, soit au moment où Donald Trump menace de reprendre les bombardements, après les élections de mi-mandat aux États-Unis.
Ces nouveaux déploiements, qui s'élèvent à près de 10 000 troupes supplémentaires, porteraient à plus de 60 000 le nombre de militaires américains présents dans la région. En plus de l'USS Theodore Roosevelt, celles-ci seront notamment réparties sur trois porte-avions, alors que la mission des deux autres porte-avions déjà stationnés dans la région, les USS George H.W. Bush et George Washington ainsi que d'autres unités, a été prolongée par le Pentagone, précise le journal.
Ce renforcement des troupes comprend par ailleurs des moyens aériens supplémentaires, notamment des chasseurs F-35, et des moyens de défense aérienne utilisés par les éléments de la 82e division aéroportée, toujours sur place. Cette dernière peut remplir différents types de missions, allant de l’interception de menaces aériennes au parachutage en territoire hostile afin de sécuriser des aérodromes et des zones au sol.
Selon des sources du Pentagone citées par le WSJ, cette concentration massive de forces doit permettre au président américain Donald Trump de disposer d’un éventail plus large d’options « sur la table » face à l’Iran, quelle que soit l’issue des discussions avec Téhéran. Les efforts diplomatiques se poursuivent parallèlement pour relancer les pourparlers entre les deux pays, au point mort depuis la signature d'un protocole d'accord en juin.
Ces nouveaux déploiements interviennent aussi dans la foulée du refus annoncé par Donald Trump de la dernière offre iranienne, proposant de rouvrir le détroit d'Ormuz et de relancer les pourparlers sur le nucléaire en échange d'une levée du blocus américain des ports iraniens. Téhéran avait transmis cette offre la semaine dernière à Washington par l'intermédiaire du Qatar, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Dans un entretien au magazine Time, le président américain avait répété qu’il pourrait relancer les hostilités contre l’Iran après les élections de mi-mandat prévues en novembre, si aucun accord n’était conclu d’ici là.