Le logo de l'ONU est visible lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU à New York, le 26 septembre 2026. Photo CHARLY TRIBALLEAU / AFP
L'ONU a appelé lundi à protéger les fréquences radioélectriques essentielles aux observations météorologiques et à la surveillance de la Terre, contre les interférences nuisibles liées à la présence croissante des technologies émergentes.
Certains capteurs mesurent des signaux naturels à des fréquences spécifiques, ce qui rend particulièrement importante leur protection contre les interférences nuisibles.
Mais l'utilisation croissante de fréquences par d'autres services de radiocommunication, notamment les communications sans fil et les services satellitaires, accroît le risque d'interférences susceptibles d'affecter les bandes de fréquences dédiées aux systèmes d'observation météorologique, selon un communiqué de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Ces interférences radioélectriques peuvent en effet perturber les mesures, réduire la qualité ou la disponibilité des données et, par conséquent, compromettre la fiabilité des prévisions et des alertes.
Réunies cette semaine à Genève pour un séminaire d'experts, les deux agences de l'ONU appellent les gouvernements et les autorités de régulation à préserver l'accès aux fréquences indispensables à la météorologie, qui sont protégées par le Règlement des radiocommunications de l'UIT.
« Prévenir les brouillages radioélectriques nuisibles est une question de sécurité publique et peut sauver des vies », a indiqué Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l'UIT.
Des fréquences exemptes d'interférences permettent « de maintenir la précision des prévisions météorologiques, la diffusion en temps utile des alertes et avertissements d'urgence et la fiabilité des données climatiques - afin que les populations puissent se préparer, réagir et renforcer leur résilience », a-t-elle souligné.
L'UIT établit le cadre international d'utilisation du spectre des fréquences radioélectrique, mais ce sont ensuite les Etats et leurs autorités nationales qui en assurent la gestion et autorisent l'utilisation des fréquences sur leur territoire.
« Le spectre des radiofréquences est une ressource naturelle limitée. La météorologie repose sur des bandes de fréquences spécifiques — non pas par choix, mais en raison de propriétés physiques de l'atmosphère elle-même : elles permettent des observations qu'aucune autre fréquence ne peut fournir », a expliqué la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo.
« Ces bandes doivent être protégées. Protéger les fréquences qui nous permettent d'observer l'atmosphère, c'est protéger les prévisions météorologiques et les systèmes d'alerte précoce dont dépend chaque pays », a-t-elle insisté.
Les radars météorologiques, les radars profileurs de vent, les radiosondes, les réseaux de détection de la foudre, les observations aéronautiques et maritimes et systèmes de surveillance hydrologique dépendent ainsi tous de l'accès à ces fréquences spécifiques.
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