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Dernières Infos - Diplomatie

À Damas, le chef de la diplomatie turque accuse Israël de vouloir déstabiliser la Syrie

Hakan Fidan a annoncé une visite prochaine en Syrie du président Recep Tayyip Erdogan mais aucune date n'a encore été fixée.

Cette photo diffusée par le ministère syrien des Affaires étrangères montre le ministre syrien des Affaires étrangères par intérim, Asaad Chaïbani (à droite), recevant le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, au palais Tishrin à Damas, le 13 septembre 2026. Photo MINISTÈRE SYRIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES /Handout / AFP

Le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, en visite dimanche en Syrie, a accusé Israël de chercher à « déstabiliser » le pays, son homologue Assaad Chaïbani affirmant que Damas restait attaché à une solution diplomatique. Les déclarations du ministre turc surviennent près d'un mois après des frappes israéliennes contre la base aérienne d'Abou Dhouhour, mise hors service dans le nord-ouest syrien. Israël avait invoqué une tentative turque de s'y installer mais Ankara avait démenti toute présence militaire.

« Au moment où la Syrie porte tant d’espoir pour la région et le monde, voilà qu'un acteur s'emploie à déstabiliser le pays. Vous connaissez le nom de cet acteur : Israël », a déclaré Hakan Fidan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien. « Les politiques menées par Israël sont l’obstacle le plus sérieux à cette trajectoire positive », a-t-il ajouté, illustrant son propos en rappelant « l'attaque menée contre la base aérienne militaire d’Abou Dhouhour ». « Il est du droit souverain de la Syrie d’assurer la sécurité sur son propre territoire », a affirmé le ministre turc.

Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis le renversement, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad par une coalition de groupes islamistes, visant notamment les infrastructures militaires. Il a aussi déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, à la lisière de la partie de ce plateau syrien qu'Israël occupe depuis 1967 et qu'il a annexée en 1981.

De son côté, Assaad Chaïbani a estimé que l'attaque contre la base d'Abou Dhouhour renvoyait « un message de sabotage du processus d'édification de l'Etat syrien ». Cette attaque « n'a aucune justification légitime ni légale » et n'a « certainement aucun impact sur les relations syro-turques » actuellement « optimales », a-t-il assuré.

Mercredi, la Syrie s'est également insurgée contre la présence sur son sol du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu venu rencontrer ses soldats déployés sur le versant syrien du mont Hermon, à proximité de la frontière commune. Cette démarche a été perçue par Damas comme une « provocation » et une « violation flagrante » de la souveraineté du pays. M. Chaibani avait pourtant rencontré le 23 août en Jordanie le chef du Mossad pour désamorcer la tension. Il a réaffirmé dimanche la demande « constante et ferme » de son pays d'un retrait israélien et le choix de la diplomatie, « ayant profondément conscience du coût des guerres ».

La Turquie, dont les relations sont exécrables avec Israël depuis la début de la guerre à Gaza, en octobre 2023, est un allié clé des nouvelles autorités syriennes. Les deux pays cherchent disent vouloir coopérer dans les secteurs de l'énergie et du commerce et s’orientent vers « un document stratégique global », a indiqué le ministre syrien. Le chef de la diplomatie turque a annoncé une visite prochaine en Syrie du président Recep Tayyip Erdogan mais aucune date n'a encore été fixée.




Le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, en visite dimanche en Syrie, a accusé Israël de chercher à « déstabiliser » le pays, son homologue Assaad Chaïbani affirmant que Damas restait attaché à une solution diplomatique. Les déclarations du ministre turc surviennent près d'un mois après des frappes israéliennes contre la base aérienne d'Abou Dhouhour, mise hors service dans le nord-ouest syrien. Israël avait invoqué une tentative turque de s'y installer mais Ankara avait démenti toute présence militaire. « Au moment où la Syrie porte tant d’espoir pour la région et le monde, voilà qu'un acteur s'emploie à déstabiliser le pays. Vous connaissez le nom de cet acteur : Israël », a déclaré Hakan Fidan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien. «...