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Finul : la France soutiendra une prorogation si le Liban la juge nécessaire, affirme Barrot


Finul : la France soutiendra une prorogation si le Liban la juge nécessaire, affirme Barrot

Des soldats français de la Finul dans une base de l’armée libanaise dans la région de Tyr, le 8 juillet 2025. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé mardi que la France « soutiendra » le Liban si les autorités de ce pays estiment nécessaire de proroger le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui doit prendre fin le 31 décembre 2026.

« C'est avec les autorités libanaises que nous discutons de l'avenir de la Finul dont le mandat expire à la fin de cette année. Si les autorités libanaises estiment que la situation exige qu'une prolongation est nécessaire, dans le dialogue avec elles, nous soutiendrons une telle position », a déclaré le ministre au cours d'un point de presse à Paris. Il a ajouté qu'il ne souhaitait pas « essayer de deviner à l'avance » la position des autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

Sous la pression des États-Unis, le Conseil de sécurité avait décidé en août 2025 de mettre fin au mandat des Casques bleus à la date du 31 décembre 2026. Le président Joseph Aoun, lui, réclame une prorogation de la présence de la Finul, en raison des attaques israéliennes persistantes dans le Sud. A défaut de prorogation, le déploiement d'une force internationale alternative pourrait être envisagé.

Interrogé sur la situation au Liban, Jean-Noël Barrot a affirmé que la position de la France demeurait « inchangée ». « Ce que nous voulons pour le Liban, pour la région, pour nous-mêmes et pour le monde, c’est la souveraineté pleinement restaurée du Liban », a-t-il dit. Paris souhaite, selon le ministre, un « État fort disposant du monopole des armes, ce qui suppose le désarmement du Hezbollah, et capable d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, ce qui suppose le retrait d’Israël ». La France souhaite également un État libanais « capable de garantir la prospérité de toutes les communautés et de toutes les confessions et de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins »

« Notre posture, telle que le président de la République l'a réaffirmée à de nombreuses reprises, c'est d'être aux côtés et à l'écoute des autorités libanaises et en particulier du président Aoun et du Premier ministre Salam qui ont pris des décisions et entrepris des réformes courageuses pour leur pays et que nous devons accompagner dans cet effort d'instauration d'un dialogue inédit et historique au plus haut niveau avec le voisin israélien », a poursuivi le chef du Quai d'Orsay.

Jean-Noël Barrot a enfin salué la « décision courageuse d'interdire le Hezbollah et de procéder à son désarmement », tout en insistant sur « les objectifs (...) fixés dans la résolution 1701 des Nations unies ».

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé mardi que la France « soutiendra » le Liban si les autorités de ce pays estiment nécessaire de proroger le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui doit prendre fin le 31 décembre 2026.« C'est avec les autorités libanaises que nous discutons de l'avenir de la Finul dont le mandat expire à la fin de cette année. Si les autorités libanaises estiment que la situation exige qu'une prolongation est nécessaire, dans le dialogue avec elles, nous soutiendrons une telle position », a déclaré le ministre au cours d'un point de presse à Paris. Il a ajouté qu'il ne souhaitait pas « essayer de deviner à l'avance » la position des autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU.Sous la pression des...