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Dernières Infos - Disparition

Les Palestiniens font leurs adieux à leur artiste et icône, Sliman Mansour


Des personnes portent le cercueil de l’artiste palestinien Sliman Mansour lors de ses funérailles à l’église épiscopale Saint-Pierre, une église anglicane située dans la ville de Birzeit, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée par Israël, le 26 août 2026. Photo Zain JAAFAR / AFP

Une foule de Palestiniens a accompagné mercredi à sa dernière demeure l'artiste et icône Sliman Mansour, dont le tableau emblématique « Camel of Hardships » (« Le Chameau des fardeaux ») est devenu un symbole de l'identité palestinienne.

Des centaines de personnes en deuil, parmi lesquelles de hauts responsables, ont suivi son cercueil depuis la maison familiale à Birzeit, dans la périphérie de Jérusalem, en Cisjordanie occupée par Israël, jusqu'à une église anglicane. Le cortège était précédé de scouts en uniforme jouant de la cornemuse. Des branches d'olivier avaient été déposées sur son cercueil, en référence à l'olivier qu'il représentait dans nombre de ses tableaux.

« Beaucoup de gens connaissaient ses peintures, ses couleurs et ses symboles. Beaucoup ont vu la Palestine à travers ses yeux et son pinceau », a déclaré lors de la cérémonie Imad Haddad, évêque de l'Église évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte. « Il représentait l'être humain dans sa douleur, son chagrin, sa joie, sa culture, son héritage et sa mémoire », a-t-il dit.

La petite église n'a pas pu accueillir toutes les personnes venues lui rendre hommage et beaucoup sont restées sur les marches et dans la cour. Un haut-parleur installé à l'extérieur retransmettait la cérémonie funéraire. « Dès que la nouvelle de sa mort s'est répandue, c'était comme si toute la Palestine était en deuil », a déclaré l'artiste Khaled Hourani à l'AFP, ajoutant que sa disparition constituait « une grande perte pour la culture palestinienne et donne véritablement le sentiment qu'une époque entière s'est achevée ».

Sliman Mansour, décédé lundi à l'âge de 79 ans, était surtout connu pour son tableau « Camel of Hardships » (« Le Chameau des fardeaux », 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - le ministère palestinien de la Culture le qualifiant d' »icône nationale et artistique ». Son corps a été inhumé dans le cimetière de Birzeit. Des gerbes de fleurs ont été déposées sur sa tombe, dont une au nom du président palestinien Mahmoud Abbas.

Une foule de Palestiniens a accompagné mercredi à sa dernière demeure l'artiste et icône Sliman Mansour, dont le tableau emblématique « Camel of Hardships » (« Le Chameau des fardeaux ») est devenu un symbole de l'identité palestinienne.Des centaines de personnes en deuil, parmi lesquelles de hauts responsables, ont suivi son cercueil depuis la maison familiale à Birzeit, dans la périphérie de Jérusalem, en Cisjordanie occupée par Israël, jusqu'à une église anglicane. Le cortège était précédé de scouts en uniforme jouant de la cornemuse. Des branches d'olivier avaient été déposées sur son cercueil, en référence à l'olivier qu'il représentait dans nombre de ses tableaux.« Beaucoup de gens connaissaient ses peintures, ses couleurs et ses symboles. Beaucoup ont vu la Palestine à...