Des engins de chantier, des secouristes et des habitants fouillent le site d’une frappe aérienne israélienne qui a visé un quartier du village de Deir el-Zahrani, dans le sud du Liban, le 15 août 2026. Photo Abbas FAKIH / AFP
Le président de la Ligue maronite, Maroun Hélou, a estimé que « le Liban ne peut rester prisonnier d’une équation de guerre ouverte, entre les violations israéliennes dans les villages et localités du Sud et l’intransigeance du Hezbollah, qui refuse de remettre ses armes à l’État ».
Dans une déclaration à la presse, M. Hélou a également affirmé craindre « que le Sud ne soit à l’aube d’une nouvelle phase d’escalade et ne redevienne un terrain de règlement de comptes régionaux, si tous les prétextes qui en avaient fait, lors d’une précédente période, une composante d’un axe ou le théâtre d’une guerre par procuration ne sont pas écartés ».
Le président de la Ligue maronite a également condamné le fait que « le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé être en contact direct avec les combattants sur les lignes de front au Liban ».
M. Hélou a appelé à « placer l’intérêt du Liban au-dessus des intérêts étrangers et à cesser de faire payer au peuple libanais, à l’économie du pays et à ses institutions, le prix de conflits sur lesquels ils n’ont aucune prise ».
Au moins 4 346 personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes au Liban depuis le 2 mars.

