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Dernières Infos - Ceuta

Macron demande le renforcement de la frontière avec l'Espagne, droite et extrême droite montent au créneau


Des migrants retournent au Maroc après avoir franchi la frontière pour entrer dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 31 juillet 2026. Photo Jorge Guerrero / AFP

Emmanuel Macron a demandé vendredi à renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne face à la crise migratoire à Ceuta, sur fond d'offensive de la droite et de l'extrême droite qui accusent le dirigeant socialiste Pedro Sánchez d'avoir « encouragé » cette vague et de « fragiliser toute l'Europe ».

Environ 60 000 migrants ont passé ces derniers jours illégalement la frontière entre le Maroc et Ceuta, enclave espagnole située sur le continent africain, Pedro Sánchez dénonçant « une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ».

Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse. Le gouvernement espagnol a annoncé que 25.000 migrants étaient déjà repartis au Maroc vendredi.

En attendant, Emmanuel Macron a demandé à Laurent Nuñez de « renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne ». Le ministre de l'Intérieur a activé la « Force Frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur » en ce sens.

Le président a par ailleurs souligné que la France se tenait prête à apporter aux autorités espagnoles « tout l'appui nécessaire », si celles-ci le demandaient, notamment via Frontex, l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières.

Des contacts sont en cours avec les autorités espagnoles et marocaines pour assurer « un suivi étroit » et « renforcer la coordination », précise l'entourage du chef de l'Etat, qui ajoute que plusieurs mesures ont été prises depuis 2020 pour renforcer le dispositif de sécurisation de la frontière, notamment le doublement des forces de sécurité qui y sont déployées.

S'appuyant sur les images diffusées sur les réseaux sociaux montrant des centaines de jeunes franchissant la frontière, les responsables de droite et d'extrême droite se sont engouffrés dans la brèche.

Avec dans leur viseur Pedro Sánchez et sa politique de régularisation de sans-papiers. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, a fustigé sur X ces « entrées massives et coordonnées (...) encouragées par le gouvernement espagnol ».


Suspension de l'espace Schengen

À l'instar de plusieurs pays européens - dont l'Italie de Georgia Meloni, le Danemark ou la Finlande - le président du RN, Jordan Bardella, a lui demandé à l'UE d' »immédiatement » suspendre l'Espagne de l'espace Shengen, et appelé à une « réunion en urgence » au Parlement européen.

A droite, le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau (LR) pointe également avec virulence la responsabilité du gouvernement Sánchez et demande aussi la « suspension » de l'Espagne de l'espace Schengen.

A contre-courant de ses homologues européens, le gouvernement de gauche espagnol a adopté en début d'année un plan de régularisation massif de sans-papiers qui concernera environ 500.000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays.

Même au sein du bloc central, des voix se sont élevées pour fustiger la politique migratoire espagnole, notamment le candidat à la présidentielle Edouard Philippe (Horizons).

« Il n’est pas acceptable qu’un pays puisse seul décider de régularisations massives qui créent un appel d’air pour tout le continent », a-t-il accusé sur X, ajoutant qu'il proposera « que ce modèle soit remis totalement à plat » s'il accède à l'Elysée.

Il a par ailleurs estimé que la France doit exiger en urgence la réunion des ministres européens en charge de l'immigration, estimant que la réponse à cette crise doit être européenne.

L'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, avec l'Italie et la Grèce. Près de 37.000 migrants irréguliers sont entrés en 2025 en Espagne, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6%, 64.000 arrivées), selon le ministère de l'Intérieur.

Emmanuel Macron a demandé vendredi à renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne face à la crise migratoire à Ceuta, sur fond d'offensive de la droite et de l'extrême droite qui accusent le dirigeant socialiste Pedro Sánchez d'avoir « encouragé » cette vague et de « fragiliser toute l'Europe ».Environ 60 000 migrants ont passé ces derniers jours illégalement la frontière entre le Maroc et Ceuta, enclave espagnole située sur le continent africain, Pedro Sánchez dénonçant « une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ».Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse. Le gouvernement espagnol a annoncé que 25.000 migrants étaient déjà repartis au Maroc vendredi.En attendant, Emmanuel Macron a demandé à...