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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Des habitants des villages frontaliers du Liban-Sud lancent un appel à Aoun face à l'occupation israélienne


Des habitants des villages frontaliers du Liban-Sud lancent un appel à Aoun face à l'occupation israélienne

Des véhicules militaires israéliens et un drapeau israélien sont visibles dans un village du sud du Liban près de la frontière, vus depuis le nord d’Israël, le 18 juin 2026.Photo Gil Eliyahu/Reuters

Le « Rassemblement des habitants des villages frontaliers du Sud », un collectif formé fin 2025 en plein cessez-le-feu entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a lancé, lundi, un appel ouvert aux responsables libanais, dont, nommément, le président de la République, Joseph Aoun, exhortant à une action « urgente » face à ce qu’il qualifie de « destruction continue des communautés frontalières » dans le sud du Liban. Cet appel intervient alors que l’armée israélienne poursuit sa campagne de démolition au Liban-Sud, faisant exploser des habitations à travers les cazas de Marjayoun et de Bint Jbeil. La municipalité du chef-lieu de ce dernier avait d'ailleurs lancé un appel similaire la veille. Il demande cependant explicitement cette fois-ci au président Aoun de « suspendre » les négociations avec Tel-Aviv- une vue rejoignant celle du Hezbollah- tant que les opérations israéliennes perdurent au Liban-Sud.

Aoun devrait « suspendre immédiatement les négociations » avec Israël

« La situation actuelle donne l’impression que la guerre est terminée, alors même que l’existence d’une bande frontalière comprenant plus de 60 villages entièrement occupés tombe progressivement dans l’oubli », accuse le collectif dans son communiqué. Il fustige les « destructions, démolitions et incendies » systématiques dans la vaste zone de plus de 600km2 que l'armée israélienne contrôle au Liban-Sud, et met en garde contre les informations relatives à la création d’une « zone tampon », de « colonies » ou d’une « présence militaire prolongée ». Selon lui, la situation a entraîné « pollution environnementale et des sols, changements démographiques, modification et effacement des caractéristiques géographiques et topographiques, identité, repères et cartes de ces villages ».

Le 19 avril, l’armée israélienne a décrété unilatéralement une « zone de sécurité avancée » qu’elle entend imposer au Liban-Sud avant un cessez-le-feu permanent. Selon les données de L’Orient Today, la zone couvrirait environ 602 km2, soit environ 5,8 % du territoire libanais, et engloberait 62 villes et villages. Ce plan empêche de fait les habitants de retourner chez eux dans ces régions.

Appelant les autorités libanaises, les Nations unies et les organisations internationales à intervenir, le groupe exige des mesures pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « dévastation sans précédent, qui se déroule sous les yeux du monde entier ». L’appel demande le retrait des forces israéliennes, le retour des habitants dans leurs villages, des efforts de reconstruction, une indemnisation des personnes touchées et une aide au logement pour les familles déplacées. « Puisque l’ennemi israélien affirme que son retrait dépend du fait que les villages soient exempts d’armes et de groupes armés, nous lui opposons la même condition qu’il impose : il doit se retirer des villages frontaliers qu’il occupe, car ces villages sont exempts d’armes et de personnels armés », indique le communiqué. Le collectif propose que l’armée libanaise entre dans les villages frontaliers occupés après un retrait, expliquant que le processus doit commencer « du sud vers le nord » avec un transfert progressif des responsabilités sécuritaires parallèlement au retour des habitants et à la reconstruction.

Le groupe s'est également directement adressé au président, déclarant : « En tant que personne habilitée par la Constitution à négocier avec l’ennemi, [il devrait] suspendre immédiatement ces négociations si l’ennemi ne s’engage pas à cesser tous les actes de terrassement, d’incendie et de démolition. » « Chaque heure de retard dans cette action signifie une disparition supplémentaire de ces villages de la terre et de la carte du Liban », conclut le communiqué.

Durant la nuit, l’armée israélienne a bombardé plusieurs bâtiments au Liban-Sud dans les districts de Bint Jbeil et de Marjayoun. Des explosions ont été entendues dans la ville de Bint Jbeil et à Haddatha, où des maisons ont également été incendiées. Une forte explosion s'est aussi produite entre Deir Seriane et Qantara.

Le 26 juin 2026, le Liban, Israël et les États-Unis ont signé à Washington un accord-cadre trilatéral en 14 points, visant à restaurer l’autorité de l’État libanais, désarmer les groupes armés non étatiques (dont, nommément, le Hezbollah) et organiser le retrait séquencé des forces israéliennes du Liban-Sud. Une nouvelle session de négociations est prévue entre le Liban et Israël à Rome mercredi et jeudi.

Le « Rassemblement des habitants des villages frontaliers du Sud », un collectif formé fin 2025 en plein cessez-le-feu entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a lancé, lundi, un appel ouvert aux responsables libanais, dont, nommément, le président de la République, Joseph Aoun, exhortant à une action « urgente » face à ce qu’il qualifie de « destruction continue des communautés frontalières » dans le sud du Liban. Cet appel intervient alors que l’armée israélienne poursuit sa campagne de démolition au Liban-Sud, faisant exploser des habitations à travers les cazas de Marjayoun et de Bint Jbeil. La municipalité du chef-lieu de ce dernier avait d'ailleurs lancé un appel similaire la veille. Il demande cependant explicitement cette fois-ci au président Aoun de « suspendre » les négociations avec...