Un soldat israélien travaille sur un char du côté israélien de la frontière entre Israël et le Liban, après la signature par Israël et le Liban d'un accord-cadre à la suite de pourparlers menés sous l'égide des États-Unis, dans le nord d'Israël, le 28 juin 2026. Photo Avi Ohayon / Reuters
Le président libanais Joseph Aoun a reçu dans la soirée un appel téléphonique de son homologue américain Donald Trump, au lendemain de la signature de l'accord-cadre entre le Liban et Israël, selon un message publié sur le compte X de la présidence libanaise.
M. Trump a félicité le chef de l’État pour cet accord signé à Washington, et réaffirmé le soutien américain au Liban. Les États-Unis « feront le nécessaire pour assurer la mise en œuvre des dispositions de l'accord, afin de rétablir la sécurité et la stabilité au Liban », a assuré le président américain. Il a dans ce cadre insisté sur le soutien que les États-Unis sont prêts à fournir pour garantir « la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Liban, ainsi que le déploiement de l'autorité de l'État par l'intermédiaire de ses forces armées sur l'ensemble du territoire libanais. » Les États-Unis « contribueront au soutien de l'économie libanaise et des forces de sécurité légitimes, afin que le pays retrouve son rôle de premier plan dans son environnement régional et sur la scène internationale », a ajouté M. Trump.
Joseph Aoun a pour sa part remercié son interlocuteur pour son soutien au Liban et affirmé que l'État « assumera pleinement ses responsabilités dans la mise en œuvre de l'accord-cadre ». Il a exprimé l'espoir que Washington « contribuera à empêcher toute violation de l'accord », notamment en « exerçant des pressions sur Israël afin qu'il se retire des territoires qu'il occupe au Liban-Sud, ce qui faciliterait le déploiement de l'armée jusqu'à la frontière internationale reconnue. »
À la fin de l'entretien, Donald Trump a confirmé qu'il rencontrera « prochainement » le président libanais à Washington.
L'accord-cadre signé la semaine dernière prévoit notamment le retrait de l'armée israélienne de deux « zones pilotes » du Liban-Sud occupé et leur remise à l'armée libanaise. Le Hezbollah, qui s'oppose à ce texte tout comme il rejette les négociations directes entre le Liban et l’État hébreu agite la menace de guerre civile si les autorités ne revenaient pas sur leur décision.



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