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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Kassem appelle les autorités à « prendre la main qu’il leur tend » parce que « la résistance est forte »

Le secrétaire général du Hezbollah estime que le projet israélo-américain « a été vaincu » en Iran et au Liban, et que le pays est entré « dans une nouvelle phase ».

Kassem appelle les autorités à « prendre la main qu’il leur tend » parce que « la résistance est forte »

Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem. Photo ANI

À l’occasion de la commémoration de l'Achoura vendredi, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a une nouvelle fois réclamé un retrait « inconditionnel » de l'armée israélienne des territoires libanais occupés au Liban-Sud, alors que des négociations en cours entre Beyrouth et Tel-Aviv se penchent sur un projet de « zones pilotes » pour le retrait et le redéploiement de l'armée israélienne.

Dans un discours prononcé lors de cet événement chiite, le dignitaire religieux a estimé que son parti-milice pro-iranien a gagné « une bataille contre la suppression du Hezbollah, son environnement et son peuple ». « Nous l’annonçons clairement : nous avons vaincu le projet israélo-américain et nous entrons dans une nouvelle phase », a-t-il soutenu.

S’adressant aux autorités libanaises qui ont lancé un processus de négociations directes avec Israël à Washington, auquel le parti est clairement opposé, Naïm Kassem leur a demandé de « revoir la voie à suivre, d’œuvrer pour l’unité face à l’ennemi israélien et d’arrêter d’agir sous ses ordres », affirmant que « le pouvoir politique ne peut aller à l’encontre de la volonté de plus de la moitié du peuple libanais ».

« Nous sommes prêts à tendre la main, profitez de l’occasion, car la résistance est forte », a-t-il lancé.

Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 17 juin en marge des négociations entre l’Iran et les États-Unis à Genève, ce que le Hezbollah a considéré comme une victoire du fait qu’il défend depuis le début l’idée d’intégrer le Liban dans les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, afin de profiter de l’appui de la République islamique. De leur côté, le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam répètent que le Liban doit négocier en tant que nation souveraine, d’où leur choix de mener des pourparlers directs avec Israël en vue de consolider le cessez-le-feu et d’obtenir le retrait des troupes israéliennes des zones occupées au Liban-Sud. Un cinquième round de ces négociations se déroule à Washington depuis mardi.

Le Hezbollah estime que seul le cessez-le-feu obtenu grâce à l’Iran a tenu, sachant que des violations sont répertoriées presque quotidiennement depuis le 17 juin.

Revenir à l’accord du 27 novembre

Considérant qu’Israël ne compte pas mettre fin à son occupation du Liban, le secrétaire général du Hezbollah a salué la résistance de l’Iran. « Les États-Unis et Israël voulaient éradiquer l’Iran et son régime, ils voulaient contrôler le pays et ont cru qu’ils en seraient capables, mais l’Iran a tenu bon », a-t-il assuré.

Les frappes israélo-américaines sur l’Iran ont commencé le 28 février, et se sont terminées (plus ou moins) 38 jours plus tard, donnant lieu à un processus de négociations qui a mené à la signature d’un accord préliminaire le 17 juin, et des négociations ne vue d’un accord final sur 60 jours.

Estimant que c’est la coopération avec l’Iran qui a permis de vaincre « l’ennemi et de mettre fin à son projet », Naïm Kassem a affirmé que son parti « compte garder son unité avec ce pays, parce qu’il s’est avéré que sa force se reflète dans celle des résistants, et qu’elle permet de maintenir un équilibre en vue de vaincre Israël et l’obliger à se retirer ». Pour lui, « Israël n’a pas d’autre choix que de se retirer de tous les territoires libanais, parce que son projet expansionniste a échoué ».

Le secrétaire général de la formation chiite a estimé que « la souveraineté (libanaise) peut se réaliser par un retour à l’accord du 27 novembre 2024 (qui a mis fin au conflit ayant éclaté le 8 octobre 2023, ndlr) sur base d’un retrait du parti exclusivement du sud du Litani ». Il revient ainsi à une formule passée, lors d’une période de cessez-le-feu relatif qui a duré 14 mois, mais qui est aujourd’hui largement dépassée par la nouvelle offensive israélienne provoquée par l’ouverture - par le Hezbollah - d’un front de soutien à l’Iran, le 2 mars dernier.

Rassemblements à l'occasion de l'Achoura

En ce jour de commémoration de l'Achoura, en même temps que le discours de Naïm Kassem, de grands rassemblements ont été organisés au Liban-Sud, notamment à Nabatiyé, dans la banlieue-sud de Beyrouth et dans certaines régions de la Békaa. Les chiites commémorent, par des manifestations de deuil et de tristesse, le martyre de l’imam Hussein, petit-fils du Prophète Mohammad et fils de l’imam Ali, tué lors de la bataille de Kerbala en 680.

La commémoration de cette année intervient alors que le conflit qui a repris le 2 mars dernier entre le Hezbollah et Israël laisse le Liban-Sud exsangue et largement détruit. Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 juin, plusieurs violations israéliennes ont été constatées vendredi, et les rassemblements ont eu lieu alors que les drones israéliens survolaient différentes régions libanaises.



À l’occasion de la commémoration de l'Achoura vendredi, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a une nouvelle fois réclamé un retrait « inconditionnel » de l'armée israélienne des territoires libanais occupés au Liban-Sud, alors que des négociations en cours entre Beyrouth et Tel-Aviv se penchent sur un projet de « zones pilotes » pour le retrait et le redéploiement de l'armée israélienne.Dans un discours prononcé lors de cet événement chiite, le dignitaire religieux a estimé que son parti-milice pro-iranien a gagné « une bataille contre la suppression du Hezbollah, son environnement et son peuple ». « Nous l’annonçons clairement : nous avons vaincu le projet israélo-américain et nous entrons dans une nouvelle phase », a-t-il soutenu.S’adressant aux autorités libanaises qui ont...