Un homme observe une frappe israélienne sur la région de Nabatiyé, au Liban-Sud, le 20 juin 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'Iran a déclaré dimanche que la situation au Liban, où l'armée israélienne combat le Hezbollah soutenu par Téhéran, serait le « principal » sujet des pourparlers avec les Etats-Unis organisés en Suisse dans la journée.
« Le régime sioniste (Israël, NDLR) continue de violer ses engagements au Liban. Cette question sera le principal sujet des discussions d'aujourd'hui », a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. « La cessation des hostilités au Liban est cruciale » pour l'Iran, a-t-il insisté, relevant toutefois que « depuis hier (samedi), une trêve fragile était en vigueur ». Il a ajouté que la question du déblocage des avoirs gelés iraniens et ses ventes de pétrole seraient également abordées, dans une vidéo diffusée par l'agence officielle Irna.
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse, sous médiation du Pakistan et du Qatar, se dérouleront sur une journée, a-t-il précisé. L'Iran doit tenir dans la matinée des réunions avec les médiateurs, avant des discussions quadrilatérales dans l'après-midi avec eux et les Etats-Unis.
L'Iran et les Etats-Unis ont signé mercredi un protocole d'accord en vue de trouver une paix durable au Moyen-Orient mais le texte, qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts y compris au Liban, a été malmené par de meurtriers bombardement israéliens et affrontements vendredi et samedi, Israël et le Hezbollah se renvoyant la responsabilité des violations du cessez-le-feu.
L'armée israélienne a annoncé samedi soir mettre fin à ses opérations « proactives » dans le pays, au lendemain de l'annonce américaine d'un nouveau-cessez le feu, le précédent, en vigueur depuis le 17 avril, n'ayant jamais été respecté. L'Iran estime que les frappes israéliennes au Liban sont une entorse à une clause et de la responsabilité des Etats-Unis.
En représailles, les forces armées iraniennes ont annoncé samedi de nouveau « fermer » le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale par laquelle transitaient quelque 20% des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée en février par Israël et les Etats-Unis.

