Une femme est assise parmi les débris d'une maison, qui a été endommagée par une frappe israélienne, à Qlaylé. Photo Zohra Bensemra / REUTERS
Le président Joseph Aoun a condamné vendredi l’escalade israélienne au Liban-Sud et dans la Békaa-Nord qui a fait plusieurs morts en moins de 24 heures.
« Ce que nous vivons aujourd’hui dans le Sud et la Békaa, en termes d’élargissement des agressions israéliennes, de meurtres et de nouvelles destructions, constitue une escalade dangereuse et condamnable », a-t-il souligné sur X. « Elle a touché des dizaines d’innocents, dont des femmes et des enfants, et vise en pratique à saper toutes les tentatives en cours pour consolider le cessez-le-feu et mettre fin à la guerre, particulièrement après les récents développements survenus entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran », a ajouté le chef de l'État.
M. Aoun a assuré que cette escalade n’empêchera pas le travail pour la réalisation d’un cessez-le-feu global dans les plus brefs délais, ce qu’il dit avoir « recommandé à la délégation libanaise négociatrice lors de la prochaine session à Washington ». Il n’est pas possible d’éluder la question, car « le cessez-le-feu global est la porte d’entrée pour aborder les autres sujets, le plus important étant le retrait israélien, le déploiement de l’armée et le retour des prisonniers », a-t-il dit.
Le Liban et Israël reprennent leurs négociations directes à Washington les 23, 24 et 25 juin prochains, alors que l’arrêt des hostilités et le retrait israélien du Liban-Sud sont au cœur de discussions entre l'État hébreu et l’administration Trump. De son côté, l’armée israélienne a officialisé dans une nouvelle carte ses avancées hors de la « zone tampon » qu'elle a délimitée mi-avril sur le littoral, dans le secteur central et celui de Nabatiyé dans le sud du Liban. L'armée israélienne a annoncé poursuivre ses opérations dans la zone face aux « menaces » posées par le Hezbollah. De son côté, la milice chiite a indiqué qu'elle « reste en alerte ».
Pour sa part, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que l'armée israélienne restera au Liban « aussi longtemps que nécessaire ».

