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« Tout le Liban doit brûler », « ouvrir les portes de l'enfer » : les menaces de Ben-Gvir et Smotrich après la mort de quatre soldats israéliens


Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, en marge d'une audience devant la Cour suprême à Jérusalem, le 15 avril 2026. Photo REUTERS/Ronen Zvulun

« Tout le Liban doit brûler », a déclaré vendredi le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu, après que l'armée israélienne a annoncé la mort de quatre soldats israéliens dans le sud du pays du Cèdre. « Avec tout le respect dû aux Américains, Israël doit signifier clairement au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à brader. Tout le Liban doit brûler », a-t-il dit dans un communiqué.

L'armée israélienne a annoncé en début de matinée la mort d'un commandant et de trois soldats, tués dans un tir de roquette du Hezbollah sur un char dans la région de Nabatiyé. Les Israéliens occupent des dizaines de villages du Liban-Sud et veulent y garder une « zone tampon », malgré l'accord de cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, qui inclut un article sur la cessation des hostilités « sur tous les fronts, y compris au Liban. » Les autorités israéliennes ont toutefois refusé de se retirer de cette région, arguant de la sécurité de leur population face au Hezbollah. Les forces occupantes poursuivent en outre leurs avancées au sud de Nabatiyé, vers une colline stratégique surplombant la région.

« Pour chaque larme versée par une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer », a renchéri M. Ben Gvir. « Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue », a-t-il ajouté : « Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme. »

« Il faut faire parler le feu [...] Ouvrir les portes de l'enfer », a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite, Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

L'accord entre les Etats-Unis et l'Iran est largement perçu en Israël comme une menace pour l'Etat juif et un échec de M. Netanyahu à imposer au président américain Donald Trump la prise en compte des impératifs de sécurité israéliens.

Accentuant la pression sur M. Netanyahu, dont la majorité ne tient plus qu'à un fil à l'approche d'élections devant avoir lieu au plus tard fin octobre, Avigdor Lieberman, chef d'un parti nationaliste dans l'opposition, a appelé à exiger « un lourd tribut [...] dont l'autre camp ne se remettra jamais ». Si après la mort de ces quatre soldats la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, « tient toujours debout, c'est un échec direct du Premier ministre et du ministre de la Défense », a-t-il écrit sur X.

Selon un sondage publié vendredi par le quotidien Maariv, 63% des Israéliens sont « inquiets » pour « l'avenir de l'Etat d'Iraël » après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

« Tout le Liban doit brûler », a déclaré vendredi le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu, après que l'armée israélienne a annoncé la mort de quatre soldats israéliens dans le sud du pays du Cèdre. « Avec tout le respect dû aux Américains, Israël doit signifier clairement au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à brader. Tout le Liban doit brûler », a-t-il dit dans un communiqué.L'armée israélienne a annoncé en début de matinée la mort d'un commandant et de trois soldats, tués dans un tir de roquette du Hezbollah sur un char dans la région de Nabatiyé. Les Israéliens occupent des dizaines de villages du Liban-Sud et veulent y garder...