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Société - Reportage

Trois jours dans la première prison pour mineurs du Liban : « Pour tenir, la nuit, je pense au visage de ma mère »

Sorti de terre il y a tout juste un an, le Centre de réhabilitation pour mineurs en conflit avec la justice de Ouarouar a été pensé comme une véritable machine de réinsertion. Mais à l'intérieur, rares sont ceux qui ont vraiment espoir pour les détenus.

Trois jours dans la première prison pour mineurs du Liban : « Pour tenir, la nuit, je pense au visage de ma mère »

Un adolescent étend son linge à la fenêtre de sa cellule, dans le centre de réhabilitation pour mineurs en conflit avec la justice de Ouarouar, à Baabda, le 20 mai 2026. Photo Téa Ziadé/L'Orient-Le Jour

« Écrivez vos noms, prénoms et la date du jour en haut à droite de vos feuilles. » Amal, la professeure d’alphabétisation, a prononcé la phrase assez fort pour couvrir les bruits de couloirs s’engouffrant par la porte restée grande ouverte. Dehors, deux copains font la navette entre les responsables et les élèves, aident à porter les projecteurs, font traîner leurs sandales sous le préau à la recherche des retardataires. Ils sont « dignes de confiance », alors ils aident. Ce sont les petits « serveurs » du centre de réhabilitation pour mineurs en conflit avec la Justice de Ouarouar, à Baabda, ouvert il y a tout juste un an. À tout cela, au bruit des stylos qui grattent le papier, aux mains qui se lèvent avec entrain, aux rires étouffés des perturbateurs, au mur de béton qui s’arrête tout juste à temps pour que l’on puisse encore voir la...
« Écrivez vos noms, prénoms et la date du jour en haut à droite de vos feuilles. » Amal, la professeure d’alphabétisation, a prononcé la phrase assez fort pour couvrir les bruits de couloirs s’engouffrant par la porte restée grande ouverte. Dehors, deux copains font la navette entre les responsables et les élèves, aident à porter les projecteurs, font traîner leurs sandales sous le préau à la recherche des retardataires. Ils sont « dignes de confiance », alors ils aident. Ce sont les petits « serveurs » du centre de réhabilitation pour mineurs en conflit avec la Justice de Ouarouar, à Baabda, ouvert il y a tout juste un an. À tout cela, au bruit des stylos qui grattent le papier, aux mains qui se lèvent avec entrain, aux rires étouffés des perturbateurs, au mur de béton qui s’arrête tout juste à temps...
commentaires (3)

Triste réalité. Comment aider? Nous sommes un Pays du tiers monde. Ça fait mal au coeur.

Tacla sfeir

21 h 13, le 14 juin 2026

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Commentaires (3)

  • Triste réalité. Comment aider? Nous sommes un Pays du tiers monde. Ça fait mal au coeur.

    Tacla sfeir

    21 h 13, le 14 juin 2026

  • Comment et qui aider ponctuellement mais concrètement ? Quelle association?Une campagne de levée de fonds ne pourrait elle pas être efficace si le donateur, même avec une toute petite contribution, voyait le résultat ? Ces gamins font partie de l’avenir du pays, leur situation fend le coeur, il faudrait les équiper en compétences et réseaux avant leur sortie du « centre »..

    Nicole Fayad

    09 h 06, le 13 juin 2026

  • le ministre de la justice...Il n'est pas censé gérer et améliorer ceci? Il dort ? informatiser, moderniser .Faut pas pretexter le manque de fric...Des associations s'en sortent bien sans fric.Puis le ministre peut bien trouver des fonds pour améliorer la situation de ces mineurs en prison pour des faits de vol(et non des crimes lourds).La misère, la pauvreté les mène en prison:Ce n'est pas leur faute mais la faute à la société qui ne pense pas "solidarité".Lorsque des millions de dollars sont dépensés dans une ville pour un mariage de fils/fille de riche et que les gens sont pauvres.

    LE FRANCOPHONE

    16 h 51, le 12 juin 2026

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