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Dernières Infos - Guerre Au Liban

L'UE appelle au respect de la trêve et à « rejeter toute condition supplémentaire du Hezbollah »

L'Union européenne demande au Hezbollah de se retirer du secteur du Sud-Litani et à Israël du territoire libanais.

L'UE appelle au respect de la trêve et à « rejeter toute condition supplémentaire du Hezbollah »

Le drapeau de l'Union européenne flotte devant le bâtiment du Parlement européen à Strasbourg. Photo d'illustration AFP

La trêve conclue à Washington entre le Liban et Israël a été saluée par le Conseil de l'Union européenne, même si elle n'est toujours pas respectée par le Hezbollah et l'armée israélienne, qui multiplie les attaques au Liban-Sud et dans la Békaa. Dans une déclaration publiée samedi soir, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a appelé notamment à « rejeter toute condition supplémentaire du Hezbollah ».

« L'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, négocié par les États-Unis, est une opportunité renouvelée de mettre fin au conflit et de parvenir à une paix et une sécurité durables. L'UE est convaincue qu'Israël et le Liban poursuivront les négociations directes dans un esprit constructif. Nous exhortons tous les acteurs à respecter pleinement les termes de l'accord et à rejeter toute condition supplémentaire du Hezbollah », affirme la déclaration diffusée par le porte-parole de Kaja Kallas, Anouar El-Anouni, qui appelle à mettre fin immédiatement à « toute action militaire ».

« Le Hezbollah doit se retirer du secteur du Sud-Litani. L'UE appelle également Israël à se retirer du territoire libanais », a insisté l'UE, affirmant qu'elle « continuera à soutenir le gouvernement libanais et se tient prête à appuyer la mise en œuvre d'un accord entre Israël et le Liban ».

« Les peuples du Liban et d'Israël ont le droit de vivre en paix et en sécurité chez eux, à l'abri de la menace d'un nouveau conflit. Le peuple libanais paie un tribut humanitaire et socio-économique lourd et inacceptable en raison de l'escalade continue et des frappes aériennes », ajoute le texte.


Présence post-Finul

L'UE a aussi considéré que son soutien à l'armée libanaise « reste un outil décisif pour accompagner les efforts du gouvernement libanais visant à garantir le monopole de l'État sur les armes sur l'ensemble du territoire », évoquant une nouvelle assistance de 100 millions d'euros adoptée le 4 juin pour concrétiser ce soutien. L'UE a également « exigé la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban par Israël, ainsi qu'au désarmement des groupes armés non étatiques, y compris le Hezbollah », un texte de 2006 qui a mis fin à une précédente guerre entre le Hezbollah et Israël sans être pleinement appliqué.

L'UE réaffirme aussi son plein soutien à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et à son mandat, et « condamne fermement toutes les attaques contre son personnel, notamment la mort d'un soldat lors des attaques du 4 juin – le septième Casque bleu à perdre la vie depuis mars – et présente ses sincères condoléances à sa famille », a poursuivi la diplomatie européenne. « Une présence continue de l'ONU au Liban dans le contexte post-Finul reste essentielle pour garantir la mise en œuvre de la résolution 1701 », selon la déclaration.

Salué par l'Occident, le nouvel accord de trêve négocié à Washington entre Israël et le Liban a été dénoncé par le Hezbollah, soutenu par l'Iran, et son allié chiite libanais, le mouvement Amal.

Depuis la reprise de la guerre le 2 mars, le bilan des attaques israéliennes au Liban s’élève à 3 593 morts et 10 990 blessés. Samedi, deux officiers et un soldat libanais ont été tués dans une frappe israélienne sur un véhicule militaire à Khardali, dans le Sud. Pendant un an et demi de trêve, Israël a bombardé presque tous les jours le Liban, affirmant à chaque fois le faire en réponse aux violations du Hezbollah. De plus, Israël occupait plusieurs positions dans le territoire libanais avant le 2 mars et refusait de s'en retirer.

La trêve conclue à Washington entre le Liban et Israël a été saluée par le Conseil de l'Union européenne, même si elle n'est toujours pas respectée par le Hezbollah et l'armée israélienne, qui multiplie les attaques au Liban-Sud et dans la Békaa. Dans une déclaration publiée samedi soir, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a appelé notamment à « rejeter toute condition supplémentaire du Hezbollah ».« L'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, négocié par les États-Unis, est une opportunité renouvelée de mettre fin au conflit et de parvenir à une paix et une sécurité durables. L'UE est convaincue qu'Israël et le Liban poursuivront les négociations directes dans un esprit constructif. Nous exhortons tous les acteurs à respecter pleinement les termes de...