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Centenaire de la Constitution : « résister à l’occupation n'est pas anticonstitutionnel », estime le Hezbollah


Centenaire de la Constitution : « résister à l’occupation n'est pas anticonstitutionnel », estime le Hezbollah

Des partisans du Hezbollah commémorant le 26e anniversaire du retrait israélien du Liban-Sud, désormais à nouveau occupé, le 26 mai 2026 dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo REUTERS/Raghed Waked

À l'occasion du centenaire de la Constitution libanaise adoptée le 23 mai 1926, le Hezbollah, qui refuse de rendre ses armes et a ouvert à deux reprises en moins de trois ans un front contre Israël au Liban, a affirmé que la « résistance » dont il se revendique face à l’État hébreu n'est pas « anticonstitutionnelle », et plaidé pour l'abolition du système confessionnel.

Dans un long communiqué, le parti chiite a estimé que « résister à l'occupation et à l'agression ne constitue pas une atteinte à la Constitution, mais un droit national légitime, protégé par les principes de la Constitution libanaise et par les engagements arabes et internationaux du Liban. » Si la loi fondamentale ne mentionne pas explicitement le désarmement ou le monopole de l’État sur les armes, des principes consacrés dans l'accord de Taëf qui avait mis fin à la guerre civile (1975-1990), le texte affirme clairement que les forces armées légitimes sont « soumises à l'autorité » de l'exécutif. « Aucune décision politique ou gouvernementale ne peut priver notre peuple de son droit naturel à défendre sa terre ni retirer toute légitimité à la résistance contre l’occupation », a encore affirmé le Hezbollah. Outre Taëf, plusieurs résolutions onusiennes (dont la 1559 et la 1701) appellent au désarmement de toutes les milices sur l'ensemble du territoire libanais. Depuis le 2 mars, la formation pro-iranienne revendique plusieurs dizaines d'attaques quotidiennes contre les forces israéliennes occupant le Liban-Sud ou positionnées dans le nord d'Israël, alors que l’État hébreu a imposé une « zone tampon » sur une bande de plus de 600 km2 en territoire libanais, le long de la frontière.

Le Hezbollah a en outre souligné que l'accord de Taëf « ne laisse aucune ambiguïté quant à la nature de la relation » avec Israël, qui est une relation « d'hostilité, d’occupation et de menace permanente, et non une relation de normalisation, de soumission ou d’acceptation du fait accompli », dans la ligne de son refus total de négociations directes avec l’État hébreu. Ces pourparlers doivent reprendre vendredi à Washington en présence de délégations militaires. Dimanche soir, le chef du parti jaune, Naïm Kassem, avait menacé d'un renversement du gouvernement dans la rue si ces pourparlers se poursuivaient, provoquant de nombreuses condamnations.

Le parti chiite a par ailleurs appelé à la suppression du confessionnalisme politique, un des points de la Constitution et de Taëf, ce système n'étant selon lui « plus capable de produire un État juste, efficace et stable. » Il a aussi estimé qu'il faut « tourner la page des mandats, hauts-commissariats et tutelles étrangères », en allusion probable aux accusations lancées quotidiennement par les responsables du Hezbollah contre les États-Unis, accusés de vouloir imposer leurs « diktats » aux autorités libanaises. Le parti prend lui-même ses ordres de Téhéran et des gardiens de la révolution, qui assurent son financement.

À l'occasion du centenaire de la Constitution libanaise adoptée le 23 mai 1926, le Hezbollah, qui refuse de rendre ses armes et a ouvert à deux reprises en moins de trois ans un front contre Israël au Liban, a affirmé que la « résistance » dont il se revendique face à l’État hébreu n'est pas « anticonstitutionnelle », et plaidé pour l'abolition du système confessionnel. Dans un long communiqué, le parti chiite a estimé que « résister à l'occupation et à l'agression ne constitue pas une atteinte à la Constitution, mais un droit national légitime, protégé par les principes de la Constitution libanaise et par les engagements arabes et internationaux du Liban. » Si la loi fondamentale ne mentionne pas explicitement le désarmement ou le monopole de l’État sur les armes, des principes...