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Dernières Infos - Guerre Au Moyen-Orient

Trump exige la signature des accords d'Abraham par Riyad et Doha dans le plan de paix avec l'Iran

L'Arabie saoudite conditionne une éventuelle normalisation avec l'État hébreu à la création d'un État palestinien souverain et viable, et à l'arrêt de l'expansion des colonies israéliennes.

Trump exige la signature des accords d'Abraham par Riyad et Doha dans le plan de paix avec l'Iran

Le président américain Donald Trump sur le site des travaux en cours de construction de la future salle de bal de la Maison-Blanche à Washington, D.C., aux États-Unis, le 19 mai 2026. REUTERS / Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a exigé lundi de pays à majorité musulmane, en premier lieu l'Arabie saoudite et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d'un potentiel accord de paix sur l'Iran.

Dans un long message sur sa plateforme Truth Social, Trump a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l'Iran: « J'ai déclaré qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham ». Une obligation liée à la conclusion d'un accord pour mettre fin à la guerre contre l'Iran.

Signés en 2020 et parrainés par Donald Trump lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, les accords d'Abraham ont mené à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes: les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Mais nombre d'Etats ont jusqu'ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l'Arabie saoudite, ainsi que la Syrie et le Liban, voisins d'Israël.

Samedi, M. Trump s’est entretenu par téléphone avec les dirigeants de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, de l'Égypte, de la Jordanie et de Bahreïn pour discuter de l'accord en cours de négociation avec l'Iran. Les remarques du président américain sur Israël et les pays signataires des accords d'Abraham lors de l'appel signalent la prochaine grande étape qu'il souhaite franchir au Moyen-Orient après guerre.

Le locataire de la Maison-Blanche vise principalement un accord de paix historique entre l’Arabie Saoudite et Israël, mais le climat politique actuel dans la région et les élections israéliennes à venir rendent toute percée à court terme extrêmement difficile, estime le média américain Axios.

Arabie saoudite, Pakistan et le Qatar surpris

L'Arabie saoudite conditionne son adhésion aux accords d'Abraham et une normalisation officielle de ses relations avec Israël à deux exigences majeures : la création d'un État palestinien souverain et viable, basé sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, ainsi qu’un cessez-le-feu durable à Gaza et l'arrêt de l'expansion des colonies israéliennes, couplé à des garanties de sécurité solides de la part des États-Unis. Des exigences auxquelles s'oppose le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Dans les coulisses, un responsable américain au fait de la conversation a déclaré que Trump avait indiqué aux dirigeants qu’il appellerait ensuite le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et a souligné qu’il espérait que, dans un avenir proche, celui-ci participerait également à cet appel. Le président américain a ainsi indiqué aux dirigeants qu'après la fin de la guerre avec l'Iran, il s'attend à ce que tous ceux qui ne font toujours pas partie des accords d'Abraham ou qui n'ont pas d'accords de paix avec Israël les rejoignent et normalisent leurs relations avec l'État juif, ont indiqué deux responsables américains, selon Axios.

Les dirigeants, notamment ceux d'Arabie saoudite, du Qatar et du Pakistan, pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques officielles avec Israël, ont été surpris par la demande de Donald Trump. « Il y a eu un silence au bout du fil, puis Trump a plaisanté en demandant s'ils étaient toujours là », a déclaré un responsable américain, repris par Axios.

Le président américain a ensuite indiqué aux dirigeants que ses envoyés, Jared Kushner et Steve Witkoff, donneraient suite à cette question dans les semaines à venir. « Je tiens à remercier, jusqu'à présent, tous les pays du Moyen-Orient pour leur soutien et leur coopération, qui seront encore renforcés et consolidés par leur adhésion aux nations signataires des accords historiques d'Abraham », a écrit Donald Trump dans un message publié dimanche sur Truth Social. Il a évoqué la possibilité que l'Iran rejoigne un jour les accords d'Abraham. Cela impliquerait que Téhéran reconnaisse Israël, ce qu'il refuse de faire depuis des décennies. Le régime iranien actuel considère Israël comme un ennemi et est déterminé à le détruire.

Donald Trump a écrit lundi que ce processus de reconnaissance de l'Etat israélien « devrait commencer par la signature immédiate de l'Arabie saoudite et du Qatar, et tous les autres devraient suivre. » « S'ils ne le font pas, ils ne devraient pas faire partie de cet accord (avec l'Iran), car cela révèle de mauvaises intentions », a écrit le président américain. « Il est possible qu'un ou deux (pays) aient une raison de ne pas le faire, et cela sera accepté, mais la plupart devraient être prêts », a-t-il encore ajouté.

Dimanche déjà, alors que des responsables américains et iraniens faisaient état d'une percée dans les discussions pour trouver un accord mettant fin à la guerre, Donald Trump appelait à « ne pas se précipiter pour conclure un accord » avec Téhéran.

Le président américain Donald Trump a exigé lundi de pays à majorité musulmane, en premier lieu l'Arabie saoudite et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d'un potentiel accord de paix sur l'Iran.Dans un long message sur sa plateforme Truth Social, Trump a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l'Iran: « J'ai déclaré qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham ». Une obligation liée à la conclusion d'un accord pour mettre fin à la guerre contre l'Iran. Signés en 2020 et parrainés par Donald Trump lors de...