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Dernières Infos - Yémen

Accord entre le gouvernement et les houthis sur un échange de prisonniers


Des partisans des houthis brandissent des armes lors d’une manifestation de solidarité avec le Liban à Sanaa, au Yémen, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu initial de dix jours entre le Liban et Israël, le 17 avril 2026. Photo Khaled Abdullah/Reuters

Le gouvernement yéménite, appuyé par l'Arabie saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont finalisé jeudi en Jordanie un accord sur un échange de plus de 1600 prisonniers, un nombre sans précédent depuis le début du conflit au Yémen, selon l'ONU.

Le pays le plus pauvre de la péninsule arabique est divisé depuis plus d'une décennie entre les houthis, qui contrôlent une grande partie du nord du pays, et les forces gouvernementales dans le sud. Une trêve entrée en vigueur en 2022 continue de tenir même si elle n'a pas été reconduite formellement.

Après plusieurs semaines de négociations sous l'égide de l'ONU à Amman, « les parties ont convenu de libérer plus de 1.600 détenus », a annoncé l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg. Il s'agit du « plus grand nombre » de libérations de prisonniers jamais négociées entre les deux parties, a-t-il ajouté. La date prévue de l'échange n'a pas été mentionnée.

Un précédent cycle de négociations avaient eu lieu en décembre dernier à Mascate, à Oman, à l'issue duquel les belligérants s'étaient engagés à libérer des milliers de prisonniers. L'accord a été finalisé jeudi malgré la guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran, qui s'est étendue aux pays du Golfe.

« Je tiens à féliciter les parties pour avoir fait preuve de bonne foi et s'être investies dans ces négociations pendant plusieurs semaines, notamment au cours d'une période marquée par une complexité régionale exceptionnelle », a souligné M. Grundberg. « C'est un moment de profond soulagement pour des milliers de Yéménites » qui attendent depuis longtemps de retrouver leurs proches, a-t-il ajouté. Le nombre de prisonniers de guerre au Yémen est inconnu.

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a salué dans un communiqué un « pas en avant décisif » et s'est dit prêt « à jouer son rôle d’intermédiaire neutre » dans la mise en œuvre de l'accord, en soulignant la nécessité pour l'organisation d'obtenir « un accès complet et sans entrave » aux détenus. Selon Majed Fadhail, de la délégation gouvernementale chargée des négociations sur l'échange de prisonniers, l'accord prévoit la libération d'environ 1.750 détenus des deux côtés, dont 27 membres de la Coalition militaire mise en place par l'Arabie saoudite pour appuyer les forces gouvernementales.

De son côté, le représentant de la délégation houthie, Abdelkader al-Mourtada, a affirmé sur X que les listes de noms approuvée incluaient 1.100 détenus affiliés aux rebelles contre 580 côté gouvernemental, dont 7 Saoudiens et 20 Soudanais. En mars 2023, les deux parties avaient conclu à Berne un accord sur un échange de quelque 900 prisonniers, concrétisé un mois après.

Le gouvernement yéménite, appuyé par l'Arabie saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont finalisé jeudi en Jordanie un accord sur un échange de plus de 1600 prisonniers, un nombre sans précédent depuis le début du conflit au Yémen, selon l'ONU.Le pays le plus pauvre de la péninsule arabique est divisé depuis plus d'une décennie entre les houthis, qui contrôlent une grande partie du nord du pays, et les forces gouvernementales dans le sud. Une trêve entrée en vigueur en 2022 continue de tenir même si elle n'a pas été reconduite formellement.Après plusieurs semaines de négociations sous l'égide de l'ONU à Amman, « les parties ont convenu de libérer plus de 1.600 détenus », a annoncé l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg. Il s'agit...