Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo d'archives AFP
Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi a déclaré jeudi que, dans le cadre des négociations avec Israël dont la première session débute aujourd’hui à Washington, Beyrouth « ne parle pas, à ce stade, d’un accord de paix ».
Il a ajouté que « la priorité est de mettre fin aux attaques, arrêter les destructions, protéger les civils et créer les conditions appropriées pour des négociations sérieuses et durables ». Il a souligné que « des négociations sérieuses ne peuvent avoir lieu alors que des civils sont tués et que des villages sont détruits ».
Le chef de la diplomatie libanaise a également insisté sur la nécessité du retrait des forces israéliennes du sud du Liban, permettant aux déplacés de retourner dans leurs foyers, ainsi que sur le traitement de la question des prisonniers.
Interrogé sur les armes du Hezbollah, M. Raggi a souligné que « le peuple libanais veut vivre dans un État souverain normal où le monopole de la force militaire appartient exclusivement à l’État et à ses institutions légitimes ». Il a précisé qu’il ne s’agit « pas d’une demande pour satisfaire Israël ou la communauté internationale, mais d’une question de souveraineté nationale », ajoutant que le gouvernement libanais a appelé le Hezbollah à désarmer et considère ses actions militaires comme étant en dehors de la légitimité de l’État.
Concernant le lien entre le dossier du Hezbollah et les négociations entre les États-Unis et l’Iran, Joe Raggi a confirmé que « le gouvernement libanais a décidé de séparer totalement les deux pistes », rejetant l’idée qu’« une autre partie puisse négocier au nom du Liban ». Il a conclu : « Nous sommes un État souverain et indépendant ».

