La salle des pas perdus au palais de justice de Beyrouth. Photo C.A.
Pour le deuxième jour consécutif, les auxiliaires de justice ont observé, jeudi, un sit-in de protestation d’une durée d’une heure (9h-10h) dans la salle des pas perdus du palais de justice de Beyrouth ainsi que dans d'autres à travers le pays. Ils contestent « la lenteur de l’Etat » dans l’exécution de la décision prise, le 16 février, par le Conseil des ministres), de verser six salaires supplémentaires aux employés du secteur public.
Les manifestants ont renouvelé leur refus de ce qu’ils considèrent comme des « manœuvres dilatoires et des reports » dans l’application de la décision du gouvernement, a indiqué jeudi l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Ils ont également réclamé une révision de l’indemnité de transport, qu’ils jugent « injuste », dans un contexte de forte hausse des prix des carburants et de dégradation des conditions économiques et sociales.
La mobilisation des auxilliaires de justice intervient dans un contexte de montée des protestations au sein de la fonction publique, alors que la crise économique et financière se poursuit et dans un contexte de recul du pouvoir d’achat des fonctionnaires.
Contacté par L’Orient-Le Jour, un greffier du palais de justice de Jdeidé estime que « l’injustice est telle qu’il faudrait faire grève ». Il précise toutefois, sous couvert d'anonymat, qu’à ce stade, cette option n’est pas encore envisagée, les auxiliaires de justice « étant soucieux des intérêts des justiciables ». « En cas de grève, leurs affaires seraient entravées, notamment parce qu’ils auraient à procéder à de nouvelles notifications de leurs adversaires dans les procès, Ce qui leur coûterait davantage du temps et de l’argent », explique le fonctionnaire, soulignant que la renonciation à la grève a été décidée conformément à une recommandation de l’Inspection judiciaire.


