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Dernières Infos - Liban

Des soignants de l'hôpital Sebline, dans le Chouf, agressés par des proches d'une patiente

Les violences auraient éclaté après un malentendu autour de la couverture médicale offerte par le ministère de la Santé aux déplacés.

Des soignants de l'hôpital Sebline, dans le Chouf, agressés par des proches d'une patiente

Un patient admis dans une unité de soins intensifs pour le Covid-19 dans un hôpital au Liban. Photo d'illustration João Sousa/OLJ

Des membres du personnel médical de l'hôpital public de Sebline (Chouf) ont été agressés physiquement dans l'enceinte de l'établissement par des proches d'une patiente, membres d'une famille de déplacés originaires du Liban-Sud.

Contacté par L'Orient-Le Jour, le député de la région de l'Iqlim el-Kharoub, Bilal Abdallah, membre du Parti social progressiste (PSP), a confirmé qu'une enquête a été ouverte par les forces de sécurité après une plainte déposée par l'administration de l'hôpital. « Ce qui s’est passé hier soir à l’hôpital Sebline est contraire à toutes les normes éthiques, à la culture et aux traditions de notre région. La persistance des agressions et des atteintes à l'encontre du personnel médical, quelles que soient les raisons avancées, constitue un acte honteux. Nous demandons à la justice et aux forces de sécurité d’infliger les peines les plus sévères aux auteurs de ces actes », a dénoncé le député, membre du groupe parlementaire de la « Rencontre démocratique ».

« Tensions répétées dans les hôpitaux »

Le directeur de l’hôpital, Rabih Seifeddine, a quant à lui dénoncé dans un communiqué « l'agression dont ont été victimes les personnels du service des urgences de la part de proches d’un patient », qualifiant cet acte « d’atteinte flagrante à la dignité des équipes médicales » et de « violation du caractère sacré de l’établissement de santé et de sa mission humanitaire ».

Selon un employé de la municipalité de Sebline, joint par notre publication, l’incident aurait éclaté à la suite d’un malentendu autour de la couverture médicale d'un scanner que devait passer une patiente. Cette dernière, originaire de la région de Sebline est mariée à un homme originaire du Sud, déplacé dans la région du Chouf avec plusieurs proches, qui seraient à l'origine de ces violences. Ceux-ci estimaient que cet examen était couvert à 100% par le ministère de la Santé qui prend en charge les soins des déplacés, ce que le personnel de l'établissement n'a pas pu vérifier.

L’impossibilité de confirmer l'effet de cette prise en charge dans le système a provoqué des tensions, ayant dégénéré en altercation, puis en agressions physiques contre plusieurs membres du personnel hospitalier. « Certaines personnes bénéficient d’une couverture totale et ne paient rien, tandis que d’autres doivent assumer une partie des coûts, parfois jusqu’à 15 %. Cette ambiguïté crée des incompréhensions et des tensions répétées dans les hôpitaux », relate ce fonctionnaire.

La municipalité, tout comme le député Bilal Abdallah, insistent toutefois sur la nécessité « de ne pas stigmatiser toute une région et une population en particulier », ajoutant que « la pression » mise sur les établissements médicaux par la vague de plus d'un million de déplacés du Sud à travers le pays affecte tous les citoyens.

Des membres du personnel médical de l'hôpital public de Sebline (Chouf) ont été agressés physiquement dans l'enceinte de l'établissement par des proches d'une patiente, membres d'une famille de déplacés originaires du Liban-Sud.Contacté par L'Orient-Le Jour, le député de la région de l'Iqlim el-Kharoub, Bilal Abdallah, membre du Parti social progressiste (PSP), a confirmé qu'une enquête a été ouverte par les forces de sécurité après une plainte déposée par l'administration de l'hôpital. « Ce qui s’est passé hier soir à l’hôpital Sebline est contraire à toutes les normes éthiques, à la culture et aux traditions de notre région. La persistance des agressions et des atteintes à l'encontre du personnel médical, quelles que soient les raisons avancées, constitue...