Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, s’adresse aux députés du Parlement européen, lors d’une séance solennelle, à Strasbourg, le 11 mars 2026. Photo Frederick FLORIN / AFP
Le Comité pour la défense de la cause arménienne au Liban a annoncé dans un communiqué qu’il a « envoyé lundi une lettre à l’ambassadrice de l’Union européenne au Liban, Sandra De Waele, dans laquelle il a salué l’adoption par le Parlement européen de la résolution intitulée “Soutien à la résistance démocratique en Arménie” », a rapporté mardi l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Le 30 avril, le Parlement européen avait adopté cette résolution condamnant fermement « les ingérences extérieures dans les processus démocratiques du pays et réaffirmant son soutien à la souveraineté de l’Arménie et à ses aspirations européennes ». Elle condamnait en particulier « les tentatives de la Russie et de ses relais d’utiliser la désinformation, les cyberattaques et des flux financiers illicites pour saper les institutions démocratiques de l’Arménie ». Le développement des relations bilatérales dans les domaines de l’énergie, des transports et de la coopération numérique, ainsi que les développements mondiaux, seront au programme.
Le Comité au Liban a estimé que « cette décision constitue une expression importante des valeurs partagées entre le peuple arménien et l’Union européenne, et plus largement l’Europe, notamment en matière de droits humains et de justice, et représente un pas positif dans la bonne direction ».
Le Comité a également exprimé « son espoir que les institutions exécutives de l’UE activent les pouvoirs qui leur sont conférés par l’autorité législative, afin de permettre de tenir l’Azerbaïdjan responsable du génocide commis en Artsakh en septembre 2023, ainsi que de ce qu’il décrit comme la poursuite de politiques de génocide culturel contre le patrimoine arménien dans la région ».
Il a en outre « vivement salué la position ferme de la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, en réponse aux déclarations du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors de la session plénière de la Communauté politique européenne à Erevan ».
M. Aliyev avait déclaré devant l’assemblée que le Parlement européen cible l’Azerbaïdjan en diffusant des accusations et des mensonges. Mme Metsola a répondu en affirmant l’indépendance de l’institution législative européenne, soulignant que le Parlement européen est « un organe démocratique composé de représentants élus directement », et que « ses méthodes de travail ou ses positions ne doivent en aucun cas être modifiées sous la pression ou en réponse à des revendications politiques ».
Cette lettre coïncide avec l’ouverture du premier sommet entre l’UE et l’Arménie, organisé à Erevan sous l’égide du Premier ministre Nikol Pachinian, où l’Union européenne sera représentée par le président du Conseil, Antonio Costa, et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.
En 2024, l’Arménie a adopté une loi exprimant son intention d’intégrer l’Union européenne, dans la continuité d’un partenariat établi en 2017. Mais Erevan n’a pas encore franchi cette étape, tandis que Moscou a averti qu’une adhésion à l’UE serait « impossible » pour le pays, en raison de ses liens économiques étroits avec la Russie.

