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Salam affirme que le monopole des armes est un « processus irréversible », mais qu'il est appliqué selon les « capacités » de l'État


Salam affirme que le monopole des armes est un « processus irréversible », mais qu'il est appliqué selon les « capacités » de l'État

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’exprime lors d’une déclaration à la presse, tenue conjointement avec le président français Emmanuel Macron (hors champ), à l’issue de leur rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 21 avril 2026. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé lundi que « la décision du monopole des armes (aux mains de l'État) », et celle, plus circonstanciée, de déclarer Beyrouth « ville sans armes » le 9 avril dernier, relevaient d'un « processus irréversible », lors d'une conférence de presse relayée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a toutefois souligné que ces décisions gouvernementales ne se réalisaient pas « du jour au lendemain », et se faisaient selon les « capacités » de l'État libanais.

M. Salam a tenu ses propos à la suite d'une réunion du « Conseil central de sécurité », qui comprend les services de sécurité ainsi que la Défense civile, sous la houlette du ministère de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, s'est félicité de la présence « surprise » de M. Salam à la réunion, ce qui témoigne selon lui de « l’importance du travail du Conseil », selon des propos relatés par l'Ani.

« Pas question de placer l'armée en confrontation » avec le Hezbollah

M. Salam a ainsi indiqué que le « processus » visant à garantir le monopole des armes, décidé par le gouvernement le 5 août dernier, et que refuse catégoriquement le Hezbollah, pourrait « nécessiter des semaines, voire des mois ». « Nos décisions sont mises en œuvre et il est nécessaire de les appliquer avec fermeté », a-t-il dit, reconnaissant souhaiter « qu’elles soient exécutées plus rapidement ».

Par ailleurs, le Premier ministre a souligné qu'il n'était « pas question de placer l’armée en confrontation avec une quelconque partie libanaise », en allusion au Hezbollah.

S'exprimant également au sujet des pourparlers directs avec Tel-Aviv, qui sont fermement rejetés par le Hezbollah, il a noté que les « négociations n'avaient pas encore commencé » et que les contacts directs au niveau des ambassadeurs des deux pays n'étaient que des « rencontres préparatoires ». Le président libanais Joseph Aoun a indiqué dans la journée qu'une troisième rencontre au niveau des ambassadeurs libanais et israélien aux États-Unis devait avoir lieu « dans les prochains jours ». « « Il faut poursuivre les rencontres à Washington jusqu’à parvenir à un cessez-le-feu », a insisté M. Salam.

De son côté, M. Hajjar a affirmé que les « forces de sécurité ont d’ores et déjà commencé à appliquer sur le terrain » la décision du 9 avril, au lendemain des frappes massives israéliennes qui avaient tué plus d'une centaine de personnes dans la capitale, « visant à renforcer le contrôle total de l’État à Beyrouth, à limiter les armes aux mains de l’État, à durcir l’application des lois et à traduire les contrevenants en justice ». La réunion a permis de « suivre les étapes de mise en œuvre et à renforcer la présence de l’État par des mesures supplémentaires », selon le ministre.

Évoquant également les tirs en l'air de roquettes de type RPG lors des funérailles dimanche dans la banlieue sud, il a précisé que les « forces de sécurité ne feront preuve d’aucune indulgence dans la poursuite des auteurs et des responsables ». La troupe a annoncé lundi avoir avoir arrêté dans ce cadre un tireur et saisi des armes.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé lundi que « la décision du monopole des armes (aux mains de l'État) », et celle, plus circonstanciée, de déclarer Beyrouth « ville sans armes » le 9 avril dernier, relevaient d'un « processus irréversible », lors d'une conférence de presse relayée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a toutefois souligné que ces décisions gouvernementales ne se réalisaient pas « du jour au lendemain », et se faisaient selon les « capacités » de l'État libanais.M. Salam a tenu ses propos à la suite d'une réunion du « Conseil central de sécurité », qui comprend les services de sécurité ainsi que la Défense civile, sous la houlette du ministère de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, s'est...