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Dernières Infos - Explosions Du Port De Beyrouth

L’association des familles des victimes affirme que la justice reste « suspendue entre blocage et déni »


L’association des familles des victimes affirme que la justice reste « suspendue entre blocage et déni »

Les silos détruits du port de Beyrouth, le 4 août 2025, cinq ans après la double explosion meurtrière. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

L’Association des familles des victimes des explosions du port de Beyrouth a affirmé lundi que la justice reste « suspendue entre blocage et déni ».

« Au milieu de ces décombres de crises qui assiègent notre patrie, le crime de l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020 demeure la vérité la plus grave, la blessure qui ne s’est pas refermée, et la justice qui reste suspendue entre l’entrave et le déni », indique l’association dans un communiqué publié chaque 4 du mois. Dans ce texte, les familles estiment que « la vérité est délibérément assiégée », tout en assurant qu’« aucune force n’est capable d’enterrer ce crime ».

Elles appellent les juridictions concernées à statuer sur les demandes de récusation et de dessaisissement visant le juge Tarek Bitar, s’interrogeant sur le fait qu’elles « sont restées en suspens depuis deux ans, voire davantage ». Elles ont par ailleurs félicité le nouveau procureur général près la Cour de cassation pour sa nomination, le jugeant « reconnu pour son intégrité », et espérant qu’il portera leur cause « dans sa conscience », à l’image de son prédécesseur, le juge Jamal Hajjar. Réuni jeudi en Conseil des ministres au palais de Baabda, en présence du chef de l'État, Joseph Aoun, le gouvernement de Nawaf Salam a nommé Ahmad Rami Hajj procureur général près la Cour de cassation, pour succéder à Jamal Hajjar, qui a pris sa retraite samedi dernier.

Refusant que leur dossier devienne « un dossier oublié », elles exigent « une justice libre, indépendante, courageuse, (...) la levée des immunités des responsables (...), ainsi que la révélation de toute la vérité, sans morcellement ni dilution ».

S’adressant à la communauté internationale, elles estiment que « le silence du monde est une participation indirecte à l’effacement de la vérité », appelant à « un soutien effectif au processus de justice ». « Cette cause n’est pas seulement celle des familles des victimes, mais celle de toute une patrie », concluent-elles, en s’adressant à « tous les Libanais ».

Le 4 août 2020, l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire a dévasté une grande partie de la capitale libanaise, faisant plus de 220 morts et 6 500 blessés. Cette déflagration a été causée par un incendie dans un entrepôt du port où étaient stockées sans précaution plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hautes autorités, accusées de négligence.





L’Association des familles des victimes des explosions du port de Beyrouth a affirmé lundi que la justice reste « suspendue entre blocage et déni ».« Au milieu de ces décombres de crises qui assiègent notre patrie, le crime de l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020 demeure la vérité la plus grave, la blessure qui ne s’est pas refermée, et la justice qui reste suspendue entre l’entrave et le déni », indique l’association dans un communiqué publié chaque 4 du mois. Dans ce texte, les familles estiment que « la vérité est délibérément assiégée », tout en assurant qu’« aucune force n’est capable d’enterrer ce crime ».Elles appellent les juridictions concernées à statuer sur les demandes de récusation et de dessaisissement visant le juge Tarek Bitar, s’interrogeant sur le fait qu’elles...