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Berry à al-Chark al-Awsat : Aucun intérêt à négocier avec Israël sous le feu

Le président du Parlement affirme « avoir éteint les moteurs » de la diplomatie et des contacts avec Joseph Aoun.

Berry à al-Chark al-Awsat : Aucun intérêt à négocier avec Israël sous le feu

Le président de la Chambre, Nabih Berry, à l'hémicycle, le 17 décembre 2025. Photo Hassan Ibrahim/Parlement libanais

Le président du Parlement Nabih Berry a estimé vendredi qu’il n’y avait aucun intérêt à négocier avec Israël sous la pression des combats, rappelant dans un entretien accordé vendredi au quotidien panarabe al-Chark al-Awsat que le cessez-le-feu a permis à l’armée de l’État hébreu de « poursuivre son offensive et de perpétrer des massacres à un rythme inédit ».

Deux réunions ont eu lieu depuis mi-avril au niveau des ambassadeurs libanais et israélien à Washington, en préparation aux négociations directes qui devraient se tenir entre des délégations des deux pays prochainement. Le mouvement Amal (dont M. Berry est le chef) et le Hezbollah se sont déclarés jusque-là hostiles à ces négociations. Le Hezbollah, lui, est engagé dans une guerre qu’il a lui-même lancée le 2 mars dernier contre Israël, et entend inclure le dossier libanais dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Quant à Nabih Berry, il se dit plutôt favorable à des négociations indirectes, contrairement au président de la République Joseph Aoun et au Premier ministre Nawaf Salam, qui plaident depuis le début de cette guerre pour une séparation des dossiers libanais et iranien, au moyen de négociations directes conduites par l’État libanais.

Le cessez-le-feu est théoriquement en vigueur depuis le 16 avril mais reste largement inappliqué, notamment au Liban-Sud, où les combats se poursuivent avec des dizaines de morts et de blessés du côté libanais.

Dans son entretien avec le journal al-Chark al-Awsat, M. Berry a fait remarquer que les États-Unis « n’interviennent pas pour mettre un terme aux agressions et consolider le cessez-le-feu » qu’ils ont aidé à conclure. « Que vais-je dire aux familles de ceux qui sont tombés en martyr en raison des attaques israéliennes au Liban-Sud ? », s’est-il demandé.

En réponse au communiqué de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth en faveur de négociations directes entre le Liban et Israël « dans les prochaines semaines », le président du Parlement a affirmé « avoir éteint les moteurs », laissant entendre qu’il a cessé tout effort diplomatique et de coordination avec le président de la République Joseph Aoun. Telle est, a-t-il dit, la raison pour laquelle il a refusé de participer à la réunion qui devait avoir lieu à Baabda mercredi avec le chef de l’État et le Premier ministre Nawaf Salam, pour discuter des modalités des négociations.

Les États-Unis font pression pour la signature rapide d’un accord entre le Liban et Israël, et notamment pour un entretien direct entre Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ce que le président libanais continue de rejeter.

Le président du Parlement Nabih Berry a estimé vendredi qu’il n’y avait aucun intérêt à négocier avec Israël sous la pression des combats, rappelant dans un entretien accordé vendredi au quotidien panarabe al-Chark al-Awsat que le cessez-le-feu a permis à l’armée de l’État hébreu de « poursuivre son offensive et de perpétrer des massacres à un rythme inédit ».Deux réunions ont eu lieu depuis mi-avril au niveau des ambassadeurs libanais et israélien à Washington, en préparation aux négociations directes qui devraient se tenir entre des délégations des deux pays prochainement. Le mouvement Amal (dont M. Berry est le chef) et le Hezbollah se sont déclarés jusque-là hostiles à ces négociations. Le Hezbollah, lui, est engagé dans une guerre qu’il a lui-même lancée le 2 mars dernier contre Israël, et...