Des habitants du village de Kfarsir (caza de Nabatiyé) patricipant à des funérailles collectives de combattants du Hezbollah et d'habitants du village tués par Israël lors de la guerre depuis le 2 mars, le 21 avril 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Dans une première réaction provenant du Hezbollah après la prolongation de trois semaines du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump, Ali Fayad, un député du parti, a estimé que cette décision n'avait « pas de sens » au vu des attaques israéliennes qui se poursuivent et qu'il ne pouvait accepter une trêve « uniquement imposée au Liban ».
M. Fayad a affirmé dans un communiqué que la « résistance ne peut accepter » un cessez-le-feu « imposé uniquement à la partie libanaise, sans qu’aucune obligation, même minimale, ne soit imposée à la partie israélienne ». L'accord de cessez-le-feu initial, dont le texte avait été publié par le département d'Etat, laisse à Israël le droit de frapper le Liban en cas de « menace ». « Il est nécessaire de souligner qu’un cessez-le-feu n’a aucun sens au regard de la poursuite des actions hostiles d’Israël — assassinats, bombardements et tirs — ainsi que de la démolition continue des villages et localités frontaliers libanais, et de son insistance à maintenir une liberté de mouvement sous prétexte de menaces potentielles », a ajouté le député.
« Toute attaque israélienne contre une cible libanaise, quelle que soit sa nature, donne à la résistance le droit de répondre de manière proportionnée en fonction du contexte sur le terrain », a-t-il lancé.
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, qui devait expirer dimanche.

