Le leader druze Walid Joumblatt (g) et le président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, le 21 avril 2026. Photo Parlement libanais/Hassan Ibrahim
Lors d'un entretien à Aïn el-Tiné avec le président du Parlement, Nabih Berry, le leader druze Walid Joumblatt a proposé mardi « un retour à l’accord d’armistice avec certaines évolutions » signé en 1949 par le Liban et Israël, comme base pour consolider le cessez-le-feu temporaire en vigueur. Cette déclaration intervient alors que la trêve de dix jours entrée en vigueur vendredi doit être suivie de nouvelles discussions directes entre les deux pays, prévues jeudi à Washington.
Devant le chef du législatif et leader du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, M. Joumblatt a appelé à « trouver les moyens appropriés » pour stabiliser la trêve, estimant que les négociations devraient reposer sur un ordre du jour clair, centré sur le retrait israélien et la récupération des terres. « Nous devons trouver les moyens appropriés pour consolider le cessez-le-feu. L’un des moyens de le consolider est de négocier selon un ordre du jour clair, basé sur le retrait et la récupération des terres. Pour M. Berry et moi-même, le maximum que le Liban puisse offrir est un retour à l’accord d’armistice avec certaines évolutions. Il faut donc une nouvelle formule. »
L’accord d’armistice de 1949 est un cessez-le-feu négocié sous l’égide des Nations unies entre le Liban et Israël après la guerre israélo-arabe de 1948. Signé le 23 mars 1949, il avait établi une ligne de démarcation entre les deux pays, mettant fin aux hostilités et posant les bases du maintien de la paix via l’Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST).
« J’insiste sur le maintien de la Finul dans le Sud, car la décision de retirer les forces de la Finul est une erreur, et je demande de préserver ces forces sans les attaquer », a également déclaré M. Joumblatt. La Finul, qui doit entamer un retrait progressif du Liban-Sud d’ici la mi-2027 en prévision de l’expiration de son mandat à la fin de l’année, compte environ 8.200 Casques bleus issus de 47 pays. Elle se trouve aujourd’hui prise entre Israël et le Hezbollah. Samedi, un soldat français de la Finul a été tué et trois autres blessés au Liban-Sud dans une embuscade attribuée au Hezbollah par la France.

