Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah s'exprime lors d'un entretien avec un journaliste de l'AFP au Parlement libanais à Beyrouth, le 20 avril 2026. Photo Anwar AMRO / AFP
Le Hezbollah brisera la « ligne jaune » de séparation qu'Israël a établie dans le sud du Liban, a assuré lundi l'un des députés du mouvement dans un entretien à l'AFP, affirmant que personne ne pourrait désarmer l'organisation.
« Cette 'ligne jaune', nous la briserons par la résistance (...) en faisant valoir notre droit légitime de nous défendre et de défendre notre pays », a déclaré Hassan Fadlallah. Après l'entrée en vigueur de la trêve de 10 jours entre le Hezbollah et Israël vendredi, l'armée israélienne a dit avoir établi une « ligne jaune » de séparation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, pour protéger la population du nord d'Israël.
« Quand il y a une occupation, qu'on ne vienne pas parler du monopole des armes à la résistance », a réagi Hassan Fadlallah, recevant l'AFP au siège du Parlement à Beyrouth. Le député a redit le rejet du Hezbollah des négociations directes entre Beyrouth et Israël, les premières depuis des décennies, menées sous l'égide de Washington. Il a prévenu que son organisation « ne resterait pas les bras croisés devant les violations et les agressions israéliennes », ajoutant qu'il reviendrait à son commandement de décider de la riposte servant son « intérêt ».
Le Hezbollah et Israël s'accusent mutuellement de violer la trêve, après plus de six semaines d'hostilités. Celles-ci avaient été déclenchées par le groupe chiite en soutien à Téhéran, cible d'une offensive israélo-américaine le 28 février.
Hassan Fadlallah a indiqué que son parti avait informé l'Iran « de toutes les violations israéliennes » pour qu'il les transmette au Pakistan, médiateur dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran. « Il y a une voie politique tracée à Islamabad, sur lequel nous fondons beaucoup d'espoir, parce que l'Iran se tient aux côtés du Liban », a estimé M. Fadlallah. L'Iran affirme avoir réclamé la trêve au Liban comme l'une des conditions du cessez-le-feu avec les Etats-Unis.
En faveur de la trêve
La trêve entre Israël et le Liban doit expirer dimanche soir. « Nous voulons que la trêve continue et s'accompagne du retrait » d'Israël du sud du Liban, a dit le député du Hezbollah, exigeant également le retour de « tous les déplacés dans leurs villages » et « la libération des prisonniers » par Israël, « suivie d'un plan de reconstruction » des régions détruites.
Le Hezbollah n'acceptera aucun accord rétablissant la situation qui prévalait après le cessez-le-feu de 2024, a affirmé le député. Son parti était alors sorti affaibli de la guerre avec Israël, ayant perdu ses principaux cadres et une partie de son arsenal. Malgré ce cessez-le-feu de 2024, Israël avait continué de mener des opérations sporadiques surtout dans le sud contre des combattants du Hezbollah, l'accusant de reconstituer ses capacités militaires.
Le parlementaire a appelé l'Etat libanais à redéployer l'armée aux postes dont elle s'est récemment retirée dans le sud et à « faire pression, y compris au niveau politique et diplomatique », pour consolider la trêve.
Depuis la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, le Liban a pris une série de décisions inédites, pour désarmer le mouvement armé et financé par Téhéran et interdire ses activités militaires. « Nul, au Liban ou à l'étranger », ne pourra désarmer le Hezbollah », a affirmé le député Fadlallah. Le Hezbollah a combattu les troupes israéliennes dans les localités frontalières, comme Bint Jbeil, et « ne permettra à personne de priver le Liban de cette force », a-t-il ajouté.
La formation pro-iranienne accuse le gouvernement libanais d'entraîner le pays vers « la capitulation » en négociant avec Israël. « Il est dans l'intérêt du Liban, du président et du gouvernement de renoncer à la voie des négociations directes et de revenir à un consensus national pour décider de la meilleure option », a déclaré Hassan Fadlallah. « Nous tiendrons tête à toute tentative (...) d'offrir des compromis » à Israël, a-t-il ajouté.
Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, selon les autorités libanaises.



Quand il a une occupation souhaitée et rigoureusement provoquée. Il faut vite couper la tête de ceux qui l’ont provoqué pour enfin vivre en paix. Voilà de quoi il retourne. Trêve de balivernes Messieurs les vendus et fiers de l’être. Vous êtes le cancer de ce pays et se seuls ennemis. Économisez donc vos discours fallacieux pour l’après afin de pouvoir justifier vos actes barbares sur notre pays et ses citoyens depuis des décennies, ce qui relève de l’impossible. Aucun être sensé ne détruit son pays pour l’intérêt d’un autre saufs les tarés de votre trempe.
16 h 25, le 21 avril 2026