Cette photo de presse, prise et diffusée par le ministère turc des Affaires étrangères le 17 avril 2026, montre le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan (2e à droite), le ministre saoudien des Affaires étrangères Faycal bin Farhan Al-Saud (à droite), son homologue égyptien Badr Abdelatty (à gauche) et le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar (2e à gauche) posant pour une photo de groupe lors de la 5e édition du Forum diplomatique d'Antalya (ADF2026) à Antalya. Photo du service de presse du ministère turc des Affaires étrangères / AFP
Le chef de la diplomatie turque a accusé samedi Israël d'utiliser la guerre au Moyen-Orient comme un prétexte pour « occuper plus de territoires ».
« Israël ne cherche pas à assurer sa propre sécurité ; Israël veut plus de territoires. La sécurité est utilisée par le gouvernement Netanyahu comme un prétexte pour occuper plus de territoires », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.
Pour le chef de la diplomatie turque, outre les territoires palestiniens (Bande de Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est), Israël cherche désormais à exercer sa domination sur des territoires appartenant au Liban et à la Syrie. « Il s'agit là d'une occupation et d'un expansionnisme continus (...) Cela doit cesser », a ajouté M. Fidan, affirmant qu' »Israël a créé une illusion au niveau international en prétendant ne rechercher que sa propre sécurité ». Ces déclarations s'ajoutent à la récente joute verbale entre dirigeants turcs et israéliens. Le chef de la diplomatie turque avait accusé lundi Israël de vouloir faire de la Turquie son « nouvel ennemi », après que son homologue israélien Israël Katz eut qualifié la Turquie de « tigre de papier ».
Le ministre turc a par ailleurs déploré samedi que le conflit au Moyen-Orient ralentisse les efforts déployés - entre outre par Ankara - pour mettre fin à la guerre en Ukraine. « Cela a relégué la guerre entre la Russie et l'Ukraine au second plan », a-t-il regretté, appelant à reprendre les efforts une fois que le calme sera revenu au Moyen-Orient.

