Le président argentin Javier Milei est attendu dimanche en Israël pour rencontrer son allié, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, une visite qui intervient sur fond de cessez-le-feu dans la guerre au Moyen-Orient. Cette visite en Israël, la troisième du président ultralibéral depuis son entrée en fonction en décembre 2023, a lieu après l'expulsion récente du chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Buenos Aires.
Javier Milei arrivera en Israël dimanche, jour où il se rendra au Mur des Lamentations et rencontrera Benjamin Netanyahu, a indiqué vendredi la présidence argentine. Le lendemain, il s'entretiendra avec le président israélien Isaac Herzog, avant de rentrer à Buenos Aires mercredi.
Javier Milei est étroitement aligné sur les Etats-Unis et Israël, qu'il considère comme ses « alliés stratégiques naturels » et dont il a salué les récentes attaques contre l'Iran. Dans une interview à la télévision israélienne diffusée jeudi, Milei a qualifié l'Iran « d'ennemi de tout l'Occident » et fait l'éloge de ses alliés Trump et Netanyahu, « déterminés à mettre fin à ce fléau pour l'humanité ».
Sous le gouvernement Milei, l'Argentine a déclaré organisations « terroristes » le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la Force al-Qods, l'un de ses bras opérationnels. Le 2 avril, le pays sud-américain a expulsé le plus haut représentant diplomatique iranien en Argentine, Mohsen Soltani Tehrani, en réponse à un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères comportant, selon le gouvernement, des « accusations fausses, offensantes et infondées ».
Buenos Aires a alors dénoncé le « refus persistant » de l'Iran de coopérer avec la justice dans l'affaire de l'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA), ainsi que le non-respect des mandats d'arrêt et des demandes d'extradition internationaux. La justice argentine attribue à l'Iran la planification de l'attentat contre l'AMIA en 1994, qui a fait 85 morts, et tient le Hezbollah, soutenu par l'Iran, responsable de l'attaque contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires en 1992, qui a fait 22 morts. Les auteurs de ces deux attentats restent à ce jour impunis.


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