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Politique - cessez le feu au liban 2026

Dix jours de trêve, Hezbollah, médiation américaine : le texte de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël

L'accord engage le gouvernement libanais à prendre des mesures pour empêcher le Hezbollah de mener des attaques, et garantit « le droit d'Israël à se défendre ».

Dix jours de trêve, Hezbollah, médiation américaine : le texte de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël

Un homme se tient sur les décombres de son café détruit par les bombardements israéliens, le 17 avril 2026 à Nabatiyé au Liban-Sud, au premier jour d'un cessez-le-feu de dix jours. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Après 46 jours de guerre ; une réunion à Washington entre les ambassadeurs libanais et israélien ; et un appel entre le président libanais, Joseph Aoun, et son homologue américain, Donald Trump ; un accord de cessez-le-feu de dix jours, renouvelables, a été conclu jeudi 16 avril au soir entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Il prévoit que ce cessez-le-feu ouvre la voie à des négociations pour « créer les conditions propices à une paix durable » entre les deux pays, sous médiation américaine, ainsi que l'engagement du gouvernement libanais à prendre des mesures pour désarmer le Hezbollah et garantit « le droit d'Israël à se défendre. »

Retrouvez ici la traduction intégrale du texte de cet accord en six points, tel qu'il a été publié par le département d’État américain sur son site internet :

« Le texte de la déclaration suivante a été approuvé par le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban :

À la suite de discussions directes constructives le 14 avril entre le gouvernement de la République libanaise (ci-après « Liban ») et l’État d’Israël (ci-après « Israël »), menées sous l’égide des États-Unis d’Amérique, le Liban et Israël sont parvenus à un accord de principe selon lequel les deux nations œuvreront à créer des conditions propices à une paix durable entre elles, à la reconnaissance pleine et entière de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale, ainsi qu’à l’établissement d’une sécurité réelle le long de leur frontière commune, tout en préservant le droit inhérent d’Israël à la légitime défense.

Les deux pays reconnaissent les défis importants auxquels l’État libanais est confronté du fait de groupes armés non étatiques, qui portent atteinte à la souveraineté du Liban et menacent la stabilité régionale. Les deux pays conviennent que les activités de ces groupes doivent être limitées, de sorte que seules les forces autorisées à porter des armes au Liban soient les Forces armées libanaises (FAL), les Forces de sécurité intérieure, la Direction générale de la Sûreté générale, la Direction générale de la Sécurité de l’État, les Douanes libanaises et la Police municipale (ci-après « les forces de sécurité libanaises »).

Israël et le Liban affirment que les deux pays ne sont pas en état de guerre et s’engagent à mener des négociations directes de bonne foi, facilitées par les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord global garantissant une sécurité, une stabilité et une paix durables entre les deux pays.

À cette fin, les États-Unis prennent note des éléments suivants :

  1. Israël et le Liban mettront en œuvre une cessation des hostilités à partir du 16 avril 2026 à 17h00 (heure de la côte Est des États-Unis), pour une période initiale de dix jours, à titre de geste de bonne volonté du gouvernement israélien, visant à permettre des négociations de bonne foi en vue d’un accord permanent de sécurité et de paix entre les deux pays.
  2. Cette période initiale pourra être prolongée d’un commun accord entre le Liban et Israël si des progrès sont constatés dans les négociations et si le Liban démontre effectivement sa capacité à exercer sa souveraineté.
  3. Israël conservera le droit de prendre toutes les mesures nécessaires à sa légitime défense, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours. Ce droit ne sera pas entravé par la cessation des hostilités. En dehors de cela, Israël ne mènera aucune opération militaire offensive contre des cibles libanaises, qu’elles soient civiles, militaires ou étatiques, sur le territoire libanais, par voie terrestre, aérienne ou maritime.
  4. À partir du 16 avril 2026 à 17h00, avec un soutien international, le gouvernement libanais prendra des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tout autre groupe armé non étatique agissant de manière autonome sur le territoire libanais de mener des attaques, opérations ou activités hostiles contre des cibles israéliennes.
  5. Toutes les parties reconnaissent que les forces de sécurité libanaises ont la responsabilité exclusive de la souveraineté et de la défense nationale du Liban ; aucun autre pays ou groupe ne peut prétendre garantir cette souveraineté.
  6. Israël et le Liban demandent aux États-Unis de faciliter la poursuite des négociations directes entre les deux pays afin de résoudre toutes les questions en suspens, y compris la délimitation de la frontière terrestre internationale, dans l’objectif de conclure un accord global assurant une sécurité, une stabilité et une paix durables entre les deux pays.


Les États-Unis considèrent que les engagements ci-dessus seront acceptés simultanément par Israël et le Liban avec cette annonce. Ces engagements visent à créer les conditions nécessaires à des négociations de bonne foi en vue d’une paix et d’une sécurité durables. Les États-Unis entendent également diriger les efforts internationaux pour soutenir le Liban dans le cadre de leurs initiatives plus larges visant à promouvoir la stabilité et la prospérité dans la région. »

Après 46 jours de guerre ; une réunion à Washington entre les ambassadeurs libanais et israélien ; et un appel entre le président libanais, Joseph Aoun, et son homologue américain, Donald Trump ; un accord de cessez-le-feu de dix jours, renouvelables, a été conclu jeudi 16 avril au soir entre Beyrouth et Tel-Aviv.Il prévoit que ce cessez-le-feu ouvre la voie à des négociations pour « créer les conditions propices à une paix durable » entre les deux pays, sous médiation américaine, ainsi que l'engagement du gouvernement libanais à prendre des mesures pour désarmer le Hezbollah et garantit « le droit d'Israël à se défendre. »Retrouvez ici la traduction intégrale du texte de cet accord en six points, tel qu'il a été publié par le département d’État américain sur son site internet :« Le texte de...
commentaires (2)

Israël, état illégitime, a droit à la "légitime défense", c'est a dire à l'attaque quand il sent qu'une menace est "planifiée" contre lui.Autrement dit, tout prétexte sera bon pour qu'il continue à violer l'espace libanais où et quand bon lui semble.Retour à la case départ de novembre 2024..en pire .

Politiquement incorrect(e)

15 h 49, le 17 avril 2026

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Commentaires (2)

  • Israël, état illégitime, a droit à la "légitime défense", c'est a dire à l'attaque quand il sent qu'une menace est "planifiée" contre lui.Autrement dit, tout prétexte sera bon pour qu'il continue à violer l'espace libanais où et quand bon lui semble.Retour à la case départ de novembre 2024..en pire .

    Politiquement incorrect(e)

    15 h 49, le 17 avril 2026

  • En dehors de la carrure et la stature, encore faut il avoir l’intelligence et l’autorité pour s’imposer comme un chef d’état digne de sa fonction. Tout est permis pour sauver un pays en détresse depuis plus cinq décennies, faute de leader à la hauteur du Challenge dont notre pays vit, sans qu’un homme ou une femme se montre à la hauteur du drame pour y mettre fin. Et ça n’est pas en cédant à la peur et aux exigences de ceux qui nous détruisent que nous y arriverons un jour. Le courage n’est pas de surmonter la peur mais c’est d’agir malgré la peur. On attend le sauveur comme le Messie

    Sissi zayyat

    12 h 41, le 17 avril 2026

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