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Frappe d’Aïn Saadé : l’affaire transférée au parquet militaire


Frappe d’Aïn Saadé : l’affaire transférée au parquet militaire

Une foule rassemblée au bas d'un immeuble touché par des obus israéliens, le 5 avril dans la ville de Aïn Saadé, à l'est de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

L’affaire de la frappe israélienne qui a visé, le 6 avril, un immeuble à Aïn Saadé, coûtant la vie à trois personnes, Pierre et Flavia Moawad, ainsi que Roula Matar, et dont la cible présumée était un partisan du Hezbollah qui n’a pas été atteint, est désormais entre les mains de la justice militaire, a indiqué jeudi une source judiciaire à L’Orient-Le Jour.

Le service de renseignement de l’armée, qui a clôturé mercredi son enquête préliminaire, ouverte dès le premier jour du drame, a en effet conclu que le dossier relève de la compétence de la justice militaire judiciaire, et non de la juridiction militaire interne à l’armée. Les informations sécuritaires collectées ont montré que compte tenu de l’ampleur du drame, les investigations sécuritaires ne suffisent pas, et qu’il est nécessaire de transmettre l’affaire à la justice judiciaire militaire pour une instruction approfondie, explique la source précitée. Elle ajoute que le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, Claude Ghanem, n’a pas encore pris connaissance du dossier, mais qu’il devrait le faire incessamment.

Aucune personne n’a été arrêtée dans le cadre de l’enquête : ni la cible présumée de l’armée israélienne, ni Liza Rahmé, la jeune femme chez qui ce partisan du Hezbollah se trouvait le soir de l’attaque, qui a été interrogée puis laissée libre dans l’attente de la poursuite de l’enquête, précise la même source, soulignant que la loi libanaise ne prévoit pas de poursuites contre une personne qui accueille chez elle un membre du Hezbollah.

Pierre Moawad, responsable du bureau des Forces libanaises à Yahchouch (Kesrouan), son épouse Flavia, et leur voisine Roula Matar, se trouvaient dans l’appartement des Moawad, au 3e étage de l’immeuble ciblé, en dessous de l’appartement attaqué par l’armée israélienne, qui a affirmé y avoir visé « une cible terroriste ».

L’affaire de la frappe israélienne qui a visé, le 6 avril, un immeuble à Aïn Saadé, coûtant la vie à trois personnes, Pierre et Flavia Moawad, ainsi que Roula Matar, et dont la cible présumée était un partisan du Hezbollah qui n’a pas été atteint, est désormais entre les mains de la justice militaire, a indiqué jeudi une source judiciaire à L’Orient-Le Jour.Le service de renseignement de l’armée, qui a clôturé mercredi son enquête préliminaire, ouverte dès le premier jour du drame, a en effet conclu que le dossier relève de la compétence de la justice militaire judiciaire, et non de la juridiction militaire interne à l’armée. Les informations sécuritaires collectées ont montré que compte tenu de l’ampleur du drame, les investigations sécuritaires ne suffisent pas, et qu’il est nécessaire de...