Le député Gebran Bassil prenant la parole lors de l'inauguration d'une conférence sur la diaspora à Beyrouth, le lundi 29 décembre 2025. Photo transmise à L'Orient-Le Jour par le CPL
Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, a déclaré lors d'un entretien à CNN mercredi soir que l'issue « équitable » des négociations en cours entre le Liban et Israël, inédites depuis 1983, devrait être que Tel-Aviv « obtienne son droit à la sécurité », et que Beyrouth « recouvre l'intégralité de ses droits. » Il a également appelé à « associer le Hezbollah à un processus politique » afin que le parti-milice devienne « partie prenante de l’État libanais. »
« Une solution équitable suppose, d’une part, qu’Israël obtienne son droit à la sécurité, et, d’autre part, que le Liban recouvre l’intégralité de ses droits, notamment par la libération des territoires libanais occupés, la cessation des attaques et la possibilité pour les déplacés libanais de regagner leurs terres », a dit l'ancien allié du Hezbollah à la chaîne américaine, réputée proche des démocrates. « Ce n’est qu’ensuite que pourront commencer des discussions sur l’établissement d’une paix solide et durable », a-t-il poursuivi, quelques jours après avoir fait part de son « soutien sans réserves » au principe de négociations avec Israël afin de « mettre fin à la guerre, de restaurer les droits du Liban et d’instaurer la paix », tout en appelant à utiliser à bon escient cette « carte tactique. »
« Associer le Hezbollah à un processus politique »
M. Bassil, qui considérait encore s'associer au Hezbollah lors des législatives prévues en mai 2026 (finalement retardées de deux ans), a dit qu'il « faut associer le Hezbollah à un processus politique englobant l’ensemble des volets militaire, sécuritaire, financier et économique, et exercer une certaine pression afin qu’il devienne partie prenante de l’État libanais dans la prise de décision, plutôt que de s’en emparer ou de le dominer. »
Le leader chrétien a dans ce cadre appelé à préserver le pays de la « guerre civile », soulignant qu'il y a une « différence fondamentale » entre « vouloir que les armes soient exclusivement entre les mains de l’État » et être « entraînés dans une guerre civile. » Il a également appelé à « convaincre le Hezbollah que le Liban peut être protégé sans ses armes. » Cela se ferait « grâce à des décisions et garanties internationales, ainsi qu’à des accords de défense avec des puissances étrangères comme les États-Unis, et à travers un consensus interne sur une stratégie de sécurité visant à défendre le Liban et à le tenir à l’écart de tout conflit ou axe dans la région — qu’il soit iranien ou israélien », selon M. Bassil. La « stratégie de défense » a longtemps été brandie comme une fuite en avant pour éviter de trancher la question des armes de la milice chiite, selon ses détracteurs.
Plus largement, le député de Batroun voudrait « convaincre tous les Libanais de ne pas être inféodés à une puissance étrangère, mais de former un État indépendant. »« Nous devons tout mettre en œuvre pour ne pas être inféodés à une puissance extérieure ni soumis à la domination d’une quelconque force interne, comme le Hezbollah », a-t-il encore martelé.
Kanaan à Baabda
De son côté, le député Ibrahim Kanaan (ancien du CPL qu'il a quitté en août 2024) a déclaré, dans le même état d'esprit, à l'issue d'une rencontre jeudi à Baabda avec le président de la République, Joseph Aoun, qu'« il n’y aura ni guerre au service d’intérêts étrangers, ni paix au détriment de la souveraineté. » « L’objectif est unique : protéger le Liban, ses frontières, sa stabilité et son peuple », a-t-il encore affirmé, soulignant que la « guerre, au regard des équilibres internationaux et régionaux actuels, ne sert pas l’intérêt du Liban. »
Il a également observé qu'un « cessez-le-feu constitue une porte d’entrée vers une nouvelle phase en cours de préparation, en prélude à un règlement qui ne serait pas lointain », en allusion aux pourparlers entre le Liban et Israël, que ce dernier voudrait un préalable à la paix entre les deux pays voisins. « Le Liban est affecté économiquement par la conjoncture mondiale et, à l’issue de cette phase, la nécessité de réformes s’imposera pour restaurer la confiance des Libanais et de la communauté internationale », a encore affirmé M. Kanaan.


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pendant 20 ans il nous a bassine qu'on avait besoin des armes du hezb....et maintenant il tourne sa veste...le probleme c'est pas lui, c'est les abrutis en orange qui belent encore derriere lui...
07 h 43, le 17 avril 2026