Au lendemain des premières négociations directes entre le Liban et Israël depuis des décennies, le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, répond aux questions de L’Orient-Le Jour sur les conditions d’un accord avec Israël. Il revient en détail sur les enjeux du processus engagé à Washington, sur les cartes en main pour la partie libanaise, sur les possibilités d’une paix avec Israël et sur l’épineuse question du désarmement du Hezbollah. S’il a conscience que le rapport de force est en faveur du voisin, il rappelle que la domination militaire ne se traduit pas systématiquement en hégémonie politique et que le Liban peut encore défendre ses intérêts face à son voisin.
L’ancien diplomate et professeur de relations internationales dresse également un premier bilan du conflit iranien. Il explique ce qui le différencie de la guerre en Irak en 2003, met en exergue les forces et les faiblesses du régime après l’agression américano-israélienne et s’interroge sur la portée de l’échec américain. Un grand entretien, en pleine guerre, qui cherche à prendre le temps de l’analyse et de la hauteur.


Merci et chapeau pour l'interview. Trois questions manquent à la conversation: Pourquoi la Chine laisse faire l'aggression sur le territoire Iranien? Quelle considération peut-on avoir de la main israélienne sur le silence géneral sur Gaza. Paix, oui mais avec quel Israel? C-a-d. qu'accepter de jouer les prolongations maintiendrait l'actuel governement.
00 h 28, le 20 avril 2026