Reza Pahlavi, prince héritier d'Iran en exil, s'exprime lors de sa visite au Parlement suédois (Riksdagen), à la suite d'une invitation officielle des groupes parlementaires des Démocrates suédois (SD) et des Démocrates-chrétiens (KD), le 13 avril 2026 à Stockholm, en Suède. Photo de Fredrik SANDBERG / Agence TT News / AFP
Le fils du dernier chah d'Iran a assuré lundi qu'il rencontrait régulièrement les différents mouvements qui composent l'opposition iranienne en exil, très divisée, tout en répétant vouloir devenir une figure qui rassemble. En déplacement à Stockholm, en Suède, Reza Pahlavi a tenu un discours dans une salle du parlement sur invitation du parti conservateur des Chrétiens démocrates (KD) et celui d'extrême-droite des Démocrates de Suède (SD). Il y a répété son souhait « d'incarner une figure nationale rassembleuse ».
L'opposition iranienne demeure fragmentée et les groupes issus de minorités ethniques, des milieux libéraux et les mouvements de gauche s'opposent depuis longtemps à ses partisans.
Interrogé par un journaliste sur ce qu'il faisait, en tant que figure de l'opposition, pour rassembler les différentes parties de la société iranienne, Reza Pahlavi a dit qu'il était en contact avec eux. « Je leur parle, je dialogue avec eux, je les rencontre », a-t-il assuré, sans dire précisément avec qui.
Il y a « suffisamment de place pour tous ceux qui adhèrent » à quatre principes de base qui pour lui forment la base d'un « discours démocratique »: l'intégrité territoriale de l'Iran, la séparation claire entre la religion et l'Etat, l'égalité de tous les citoyens face à la loi, et l'établissement d'un mécanisme pour organiser des élections libres et équitables. « Tous les Iraniens, qu'ils soient de gauche, du centre ou de droite, monarchistes ou républicains, ou quelles que soient les ethnies qu'ils représentent, s'ils croient en cette approche, peuvent travailler ensemble et coopérer », a-t-il fait valoir.
Reza Pahlavi, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution de 1979 ayant renversé la monarchie, se présente comme une alternative en cas de chute du pouvoir iranien. Il a encouragé Israël et les Etats-Unis à mener la guerre en Iran, suscitant la division. Le règne autocratique et répressif de son père, avec lequel il n'a pas pris ses distances, lui vaut de nombreuses inimitiés. Il n'a pas non plus obtenu la reconnaissance de Donald Trump, qui ne l'a jamais officiellement rencontré et a à plusieurs reprises exprimé son scepticisme quant à sa capacité à diriger l'Iran.
Dans le pays, les figures de l'opposition sont réprimées, à l'image de la prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi. Même incarcérée, elle reste attaquée en ligne depuis l'étranger par des partisans de Reza Pahlavi.
Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix, a fait face à des critiques d'Iraniens après avoir été nommée à la tête d'un comité pour une justice de transition créé par M. Pahlavi.


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