Le président américain Donald Trump lève le poing à son arrivée à l'aéroport international de Miami, le 11 avril 2026. Photo Jim WATSON/AFP
Donald Trump a annoncé dimanche un blocus naval américain du détroit d'Ormuz, après l'échec des négociations avec l'Iran au Pakistan ce week-end, laissant planer un doute sur le respect de la trêve de deux semaines actuellement en cours.
Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a indiqué que les discussions s'étaient « bien » passées et que « la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord ». Toutefois, a-t-il écrit, Téhéran a refusé avec « intransigeance » tout compromis sur la question nucléaire et n'a « sciemment » pas rouvert le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique, située entre l'Iran et le Sultanat d'Oman, par laquelle transite un cinquième du pétrole brut mondial. « À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz », a-t-il ajouté sur Truth Social.
Dans deux longs messages, le président américain a averti: « Tout Iranien qui nous tire dessus, ou qui tire sur des navires pacifiques, sera PULVÉRISÉ ! », laissant entendre que « d'autres pays » seraient impliqués, sans toutefois les nommer.
Sur Fox News, un peu plus tard, il a précisé que la Grande-Bretagne « et quelques autres pays » enverraient des navires dragueurs de mines dans le détroit. La Grande-Bretagne n'a annoncé aucun déploiement de navires de guerre dans la région, mais aurait envisagé d'y envoyer des drones de déminage. A la télévision, il a également réitéré sa menace de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes en l'absence d'accord. « Je pourrais anéantir l'Iran en une journée. Je pourrais l'anéantir en une heure », a-t-il lancé, citant pour cibles « toutes leurs infrastructures énergétiques, toutes leurs usines, toutes leurs centrales électriques ».
Donald Trump a également menacé la Chine, un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de droits de douanes « vertigineux » de 50% sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l'Iran dans la guerre. Il doit se rendre à Pékin du 14 au 15 mai, où il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après avoir reporté un précédent sommet en raison du conflit au Moyen-Orient.
Les gardiens de la révolution iraniens, armée idéologique de la République islamique, lui ont répondu dimanche sur X en affirmant avoir « entièrement sous contrôle » le trafic dans le détroit et en menaçant d'y piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel ». Ils ont par ailleurs affirmé que les navires militaires s’approchant du détroit d’Ormuz seront considérés comme « violant le cessez-le-feu » et seront « traités avec fermeté », rapporte Reuters.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui menait la délégation au Pakistan, a lui critiqué sur X les Etats-Unis, « incapables » de gagner la confiance de l'Iran. Samedi, l'armée américaine avait annoncé que deux de ses navires de guerre avaient franchi le détroit d'Ormuz, marquant le début d'une opération de déminage. Des affirmations démenties par Téhéran.



Bahreïn soutient Joseph Aoun et rejette toute ingérence étrangère au Liban
N.ai-je pas caracterise d,idiote cette guerre et les boites de dereglees hier et avant hier et avant avant hier ? Pourquoi mon mot fut volatilise ???
13 h 22, le 13 avril 2026