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Politique - guerre au liban 2026

Pressions diplomatiques pour éviter de nouvelles frappes sur Beyrouth, pas d'évacuation de deux hôpitaux de Jnah

L'OMS dit avoir reçu des garanties que les hôpitaux Rafic Hariri et al-Zahra, situés dans une zone appelée à évacuer par Israël, e seront pas ciblés.

Pressions diplomatiques pour éviter de nouvelles frappes sur Beyrouth, pas d'évacuation de deux hôpitaux de Jnah

Des militaires devant un hôpital de Beyrouth, après des frappes intenses sur la capitale et tout le Liban, le 8 avril 2026. Photo Fadel ITANI / AFP

Des pressions sont exercées sur Israël de la part de pays arabes et européens pour empêcher le renouvellement de ses frappes sur Beyrouth, a indiqué vendredi un diplomate occidental à l'AFP, alors que la capitale est traumatisée par les bombardements meurtriers de mercredi.

Ces pressions sur Tel-Aviv sont intervenues après que l'armée israélienne avait appelé à nouveau à évacuer sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth jeudi, mais également la zone encore densément peuplée de Jnah, dans le sud de la capitale. « Des pressions diplomatiques sont en cours sur Israël de la part de pays européens, d'Etats du Golfe et de l'Egypte pour éviter le renouvellement des frappes israéliennes sur Beyrouth, après le +mercredi noir+ », a indiqué ce diplomate qui a requis l'anonymat.

L'évacuation des hôpitaux « pas réalisable »

Concernant les menaces sur Jnah, l’Organisation mondiale de la santé a affirmé avoir reçu des garanties selon lesquelles deux hôpitaux de Beyrouth, l'hôpital public Rafic Hariri, et l'hôpital al-Zahraa, situés dans ce quartiers, ne seront pas ciblés. Les quelque 450 patients présents à l’hôpital universitaire Rafic Hariri et à l’hôpital al-Zahraa, dont 40 en soins intensifs, n’ont pas été évacués « car cela n’était pas réalisable », a indiqué le Dr Abdinasir Abubakar, représentant de l’OMS au Liban. Le directeur général de l'OMS avait appelé dans la matinée Israël à annuler l'ordre d'évacuation du quartier de Jnah.

« Nous avons reçu des assurances, notamment de la part du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) que l'hôpital ne sera pas visé », a déclaré de son côté Mohammad Zaatari, directeur de l'hôpital Rafic Hariri. Il a confirmé à l'AFP que son hôpital, le plus grand établissement médical public du Liban, n'allait pas être évacué.

Le ministère de la Santé a de son côté affirmé avoir mené des contacts avec l'OMS et le CICR pour demander que les installations médicales et hôpitaux de Beyrouth et sa banlieue ne soient pas ciblés et avoir reçu des « garanties internationales. » Il a précisé que dans la banlieue sud, les hôpitaux al-Rassoul al-Aazam, Sainte Thérèse et le STMC continuent de fournir des services médicaux sans interruption et qu'aucune évacuation n'avait été prévue ni organisée.

Jeudi, le ministre des Transports et des Travaux publics, Fayez Rassamny, avait déjà indiqué avoir obtenu des garanties concernant la route menant vers l'Aéroport international de Beyrouth, le seul du pays, qui traverse Jnah et d'autres quartiers visés par des ordres d'évacuation, tandis que le directeur de l'AIB avait assuré que les vols continuaient à décoller et atterrir et qu'il n'y avait jusqu'à nouvel ordre pas de risque pour la sécurité aérienne. Seule la compagnie libanaise Middle East Airlines opère encore des liaisons de et vers Beyrouth.

Les frappes de mercredi ont fait 303 morts et plus de 1.000 blessés, selon le ministère de la Santé. Elles ont visé simultanément plusieurs régions du pays et des quartiers de Beyrouth jusque là épargnés par les attaques israéliennes.

Le soutien du Qatar, de la Norvège et de la Belgique

Outre les pressions diplomatiques et garanties concernant les infrastructures civiles au sud de Beyrouth, le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a mené une série d'appels téléphoniques avec ses homologues qatari, belge et norvégien.

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar, Al-Khulaifi, a notamment réitéré à M. Raggi le « soutien ferme et indéfectible de son pays au Liban » et son rejet des attaques israéliennes continues sur le Liban. De son côté, M. Raggi a souligné que le Liban « compte sur le soutien des pays amis pour contribuer à mettre fin à l’escalade israélienne et pour appuyer l’État libanais dans la mise en œuvre de ses décisions visant à rétablir pleinement sa souveraineté et à garantir que les armes soient exclusivement détenues par les forces légitimes sur l’ensemble du territoire libanais. » Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a, lui, réaffirmé « la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat. » Et le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, a également affirmé le soutien de la Norvège « à la décision du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah ainsi qu’à ses efforts pour parvenir à une solution diplomatique globale », après l'annonce de futures négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Des pressions sont exercées sur Israël de la part de pays arabes et européens pour empêcher le renouvellement de ses frappes sur Beyrouth, a indiqué vendredi un diplomate occidental à l'AFP, alors que la capitale est traumatisée par les bombardements meurtriers de mercredi.Ces pressions sur Tel-Aviv sont intervenues après que l'armée israélienne avait appelé à nouveau à évacuer sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth jeudi, mais également la zone encore densément peuplée de Jnah, dans le sud de la capitale. « Des pressions diplomatiques sont en cours sur Israël de la part de pays européens, d'Etats du Golfe et de l'Egypte pour éviter le renouvellement des frappes israéliennes sur Beyrouth, après le +mercredi noir+ », a indiqué ce diplomate qui a requis l'anonymat.L'évacuation des...
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"M. Raggi a souligné que le Liban compte sur le soutien des pays amis pour contribuer à mettre fin à l’escalade israélienne." Peut-être pas la France qui botte en touche : elle a continué d'exporter des équipements à usage militaire vers Israël. La France s'est même montrée moins téméraire que l'Italie de Giorgia Meloni –important soutien d'Israël– qui s'est dite prête, en septembre 2025, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, à «soutenir des sanctions» prises par l'UE contre Israël. Aucune réaction aux intimidations des soldats israéliens et des tirs sur les français FINUL

Fredo

22 h 40, le 10 avril 2026

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Commentaires (1)

  • "M. Raggi a souligné que le Liban compte sur le soutien des pays amis pour contribuer à mettre fin à l’escalade israélienne." Peut-être pas la France qui botte en touche : elle a continué d'exporter des équipements à usage militaire vers Israël. La France s'est même montrée moins téméraire que l'Italie de Giorgia Meloni –important soutien d'Israël– qui s'est dite prête, en septembre 2025, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, à «soutenir des sanctions» prises par l'UE contre Israël. Aucune réaction aux intimidations des soldats israéliens et des tirs sur les français FINUL

    Fredo

    22 h 40, le 10 avril 2026

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