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Société - guerre au liban 2026

Une famille libanaise « ordinaire » prise dans le tourbillon de la guerre

Vivant entre la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban, tous les membres d’une même famille ont perdu leur toit lors des deux guerres successives et s’entassent désormais dans un appartement exigu qui, espèrent-ils, restera à l’abri des bombes.

Une famille libanaise « ordinaire » prise dans le tourbillon de la guerre

Illustration Céline Bejjani avec l'IA/L’Orient-Le Jour

Mohammad ne palabre pas, il s’enflamme : « On a emménagé en août 2024 ! » martèle le 1er avril ce Libano-Irakien au physique imposant. Nour, son épouse, insiste. « Mais non, c’était en juin ! » Rien n’y fait. Sourire en coin, elle le regarde monologuer l’œil brillant, les bras qui moulinent, la goutte de sueur sur la tempe, et elle se dit que malgré son travers, c’est tout de même un bon hakawati. Comme pour tant d’autres couples qui durent, les défauts de l’autre se muent peu à peu en source d’affection. « On a acheté la maison de nos rêves à Haret Hreik en avril 2024, reprend-il. On l’a refaite de fond en comble, jusqu’à l’os comme on dit. Chaque éclairage, chaque détail était conçu pour correspondre à notre vision. Les travaux, qui ont coûté la moitié de son prix, ont été finalisés en août 2024. » Niveau décor, le couple est à...
Mohammad ne palabre pas, il s’enflamme : « On a emménagé en août 2024 ! » martèle le 1er avril ce Libano-Irakien au physique imposant. Nour, son épouse, insiste. « Mais non, c’était en juin ! » Rien n’y fait. Sourire en coin, elle le regarde monologuer l’œil brillant, les bras qui moulinent, la goutte de sueur sur la tempe, et elle se dit que malgré son travers, c’est tout de même un bon hakawati. Comme pour tant d’autres couples qui durent, les défauts de l’autre se muent peu à peu en source d’affection. « On a acheté la maison de nos rêves à Haret Hreik en avril 2024, reprend-il. On l’a refaite de fond en comble, jusqu’à l’os comme on dit. Chaque éclairage, chaque détail était conçu pour correspondre à notre vision. Les travaux, qui ont coûté la moitié de son prix, ont été finalisés...
commentaires (2)

Cela décrit la situation de stresse, d’angoisse et de désespoir de tous les libanais quelque soit leur lieu d’habitation et ce depuis près de 50 ans déjà. Même lorsque le bruit de bombes cessent, nous n’arrivons pas à reprendre une vie normale puisqu’on sait qu’une autre encore plus violente et destructrice se prépare. Alors que pensent les citoyens sous les bombes du plan de paix? On n’arrive pas à croire que les rumeurs qui stipulent qu’ils sont contre. Leur réponse est capitale. On reste sur notre faim.

Sissi zayyat

16 h 58, le 13 avril 2026

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Commentaires (2)

  • Cela décrit la situation de stresse, d’angoisse et de désespoir de tous les libanais quelque soit leur lieu d’habitation et ce depuis près de 50 ans déjà. Même lorsque le bruit de bombes cessent, nous n’arrivons pas à reprendre une vie normale puisqu’on sait qu’une autre encore plus violente et destructrice se prépare. Alors que pensent les citoyens sous les bombes du plan de paix? On n’arrive pas à croire que les rumeurs qui stipulent qu’ils sont contre. Leur réponse est capitale. On reste sur notre faim.

    Sissi zayyat

    16 h 58, le 13 avril 2026

  • Il est peut-être temps de réfléchir à une autre approche. Car, au final, ce sont toujours les mêmes qui paient le prix le plus lourd : des civils innocents, pris en étau, qui assument la facture la plus salée de guerres qu’ils n’ont pas choisies. La guerre a un coût humain, social et économique immense — et au Liban comme ailleurs, ses conséquences sont durables et souvent irréversibles. Alors, quels que soient les sacrifices nécessaires pour parvenir à la paix, ils resteront toujours infiniment moindres que ceux exigés par une guerre sans horizon, sans stratégie claire et sans objectif réal

    William SEMAAN

    14 h 32, le 12 avril 2026

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