Des membres de familles arrivent devant l’hôpital des Martyrs d’al-Aqsa à Deir el-Balah, où des victimes ont été transportées à la suite d’une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d’al-Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, le 6 avril 2026. Photo Eyad BABA / AFP
Dix personnes ont été tués lundi dans des violences interpalestiniennes et des frappes israéliennes dans le centre de la bande de Gaza, selon un hôpital du territoire palestinien.
« Au moins dix personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont six sont dans un état critique, par un bombardement israélien et dans des violences (interpalestiniennes, ndlr) à l'est du camp d'Al-Maghazi », a annoncé l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa dans un communiqué. La Défense civile de Gaza, qui opère sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a confirmé le bilan.
Selon un témoin interrogé par l'AFP, tout a commencé par des heurts entre une milice anti-Hamas, présumément soutenue par Israël, et des forces de sécurité du mouvement islamiste palestinien, près d'une école abritant des déplacés non loin du camp d'Al-Maghazi. Les miliciens étaient venus pour procéder à des arrestations, selon le témoin qui a requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.
« Les violences ont éclaté lorsque les habitants et les membres du Hamas se sont affrontés avec les miliciens », a poursuivi cette source. « Peu après, les forces israéliennes ont bombardé la zone près de l'école », a-t-il ajouté. Interrogée, l'armée israélienne a dit examiner ces informations. Il est difficile à ce stade de savoir combien de personnes ont été tuées dans les affrontements et combien dans les frappes israéliennes.
Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu très précaire entré en vigueur le 10 octobre dans la bande de Gaza, après deux années d'une guerre dévastatrice. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 723 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé du Hamas. Ces chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a pour sa part fait état de cinq soldats tués depuis la même date.

