Le président américain, Donald Trump, s'exprime à Miami, devant des chefs d'entreprise et des investisseurs réunis pour le sommet du « FII Priority », le vendredi 27 mars 2026. Capture d'écran de l'allocution retransmise par la Maison Blanche.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que le Moyen-Orient était « plus proche que jamais d'être libéré du terrorisme, de l’agression et du chantage nucléaire iraniens », un mois après le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique, en pleines négociations autour du nucléaire iranien.
« Leurs dirigeants sont morts : le guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) est mort ; son fils (Mojtaba Khamenei) est soit mort, soit dans un très mauvais état, puisque personne n’a eu de nouvelles de lui (il se dit sans doute : laissez-moi en dehors de tout ça). C’est le seul pays où personne ne veut gouverner », a déclaré Donald Trump à Miami, devant des chefs d'entreprise et des investisseurs réunis pour le sommet du « FII Priority ». Il a en outre répété que des négociations « sont en cours » avec l'Iran.
« Nous avons changé le régime »
À l'heure où une sortie du conflit est dans l'impasse, le président américain a de nouveau cherché à répondre aux critiques visant la guerre qu'il a lancée, répétant qu'il s'agissait de « défendre les États-Unis et leurs alliés ».
« Si vous lisiez le New York Times, vous pourriez croire que nous faisons mauvaise figure face à l’Iran. (Mais) rappelez-vous : ils n’ont plus de marine, plus d’armée de l’air, tout a été détruit ; il leur reste très peu de missiles ; leurs drones sont au minimum ; leurs usines ont disparu ; leurs dirigeants ont disparu ; leurs dirigeants sont morts — ils sont tous morts ; personne n’a jamais entendu parler de ceux qui restent », a lancé M. Trump. Avant de répéter qu'un changement de régime avait déjà eu lieu de fait. « Je suppose que nous avons changé le régime. Il est bombardé tous les deux jours, tout le monde a peur d’annoncer qui est le chef, on ne sait même pas qui est le dirigeant, alors je pense qu’il y a déjà un changement de régime. Mais, à un moment donné, nous partirons, et je pense que vous allez voir une croissance spectaculaire, parce que nous n’aurons plus ce nuage sombre au-dessus de nos têtes — qui était l’Iran, un pays malade doté de l’arme nucléaire », a-t-il dit.
« Parce que cela aurait pu affecter votre pays et l’Arabie saoudite, et cela aurait certainement touché Israël plus que quiconque : la haine qu’ils ont pour Israël (…) Mais cela nous affectait aussi, car avec les équipements modernes, ils peuvent frapper à distance. Et que dire du fait qu’ils ont lancé un missile à 2 700 miles l’autre jour : personne ne savait qu’ils avaient cette capacité », a poursuivi le locataire de la Maison blanche.
M. Trump a également expliqué que le régime islamique avait « refusé d’abandonner ses ambitions nucléaires » après les frappes américaines en juin 2025 contre des sites nucléaires iraniens pendant la « guerre des 12 jours » entre l'Iran et Israël. « Ils étaient à deux semaines, à deux semaines d'avoir l'arme nucléaire. Si on n’avait pas frappé, ils auraient eu une arme nucléaire en deux à quatre semaines, et ils l’auraient utilisée contre vous, contre Israël, et contre tout le monde », a-t-il martelé.
Trump fustige l'OTAN
Le président américain a par ailleurs réitéré ses critiques contre l'OTAN et déclaré que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'Alliance atlantique cas de besoin.
« J’ai dit : on doit vraiment s’arrêter et emprunter une trajectoire un peu différente pendant un moment, neutraliser l'Iran, puis revenir à la vie normale. Et c’est ce qu’on a fait. Et on l’a fait avec violence, avec puissance, avec le respect du monde. On a beaucoup aidé nos alliés. Et on a aussi appris des choses sur certains alliés : ils n’étaient pas là. On n’avait pas besoin d’eux, mais ils n’étaient pas là au cas où on en aurait eu besoin — et ça va leur coûter très cher », a menacé M. Trump.
« Ils n'étaient tout simplement pas là », a-t-il déclaré, se référant à la demande de Washington - restée lettre morte - de soutien militaire de ses alliés pour sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'OTAN, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être, n'est-ce pas ? ».
Ces dernières semaines, le président américain a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l'OTAN, la qualifiant notamment, sur son réseau Truth Social, de « TIGRE DE PAPIER » et de « LÂCHES ». Les États-Unis « s'en souviendront », avait-il déjà déclaré jeudi.
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts, dans un communiqué conjoint le 19 mars, « à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit » d'Ormuz , où transite en temps normal un cinquième de la production mondiale de pétrole. Ils avaient cependant exclu toute participation militaire directe. Le trafic dans ce passage étroit est pratiquement paralysé, entraînant une flambée des prix de l’énergie.




Trump s’est fait entraîner dans cette guerre qui n’était pas la sienne et il faudra admettre que le metteur en scène c’est Netanyahu qui a su tirer les ficelles de son collègue avec finesse. Trump s’est rendu compte un peu plus tard et maintenant il essaye de s’en tirer en déclarant la victoire sachant qu’il n’avait jamais réfléchi à tous les problèmes auxquels il fait face en ce moment en conséquence de cette guerre que son allié Israelien a voulu déclencher à tout prix.
23 h 23, le 28 mars 2026