Image satellite datant du 1er février 2026 montrant un nouveau toit sur le site nucléaire d'Ispahan, endommagé lors de la guerre de 12 jours en juin 2025. Photo PLANET LABS PBC/Reuterrs
Parmi les tenants d'une ligne dure à Téhéran, le débat sur la question de savoir si le régime islamique devrait chercher à acquérir la bombe nucléaire, dans une geste de défiance face à l'escalade des attaques américano-israéliennes, a pris de l'ampleur, devenant plus public et plus persistant, selon des sources dans le pays. Avec le renforcement de la mainmise des gardiens de la révolution suite à l’élimination de l’ayatollah Ali Khamenei, au premier jour de la guerre, le 28 février, les positions radicales sur la stratégie nucléaire de l’Iran gagnent du terrain, ont indiqué deux sources iraniennes de haut rang.
Si les pays occidentaux estiment depuis longtemps que l’Iran cherche à obtenir la bombe – ou du moins la capacité d’en fabriquer une très rapidement – Téhéran l’a toujours nié, en soulignant que le guide suprême avait interdit dans une fatwa les armes nucléaires comme étant prohibées en Islam et invoquant son adhésion au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Pour l’instant, il n'existe pas de plan visant à modifier la doctrine nucléaire et l'Iran n’a pas décidé d'acquérir la bombe, a déclaré l’une des sources, mais des voix sérieuses au sein de l’appareil d’État remettent désormais en cause la politique actuelle et exigent un changement.
Les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, intervenues alors que des pourparlers étaient en cours sur le programme nucléaire de la République islamique, pourraient avoir changé la donne, ce qui a pu convaincre des stratèges iraniens qu’ils n’avaient rien à gagner à renoncer à la bombe ou à rester dans le TNP.
Retrait du TNP ?
L’idée de quitter le TNP – une menace déjà formulée par le passé par les tenants de la ligne dure – est de plus en plus relayée par les médias d’État, tout comme celle – autrefois taboue en public – selon laquelle l’Iran devrait aller clairement vers la bombe.
L’agence de presse Tasnim, affiliée aux gardiens de la révolution, a publié jeudi un article selon lequel Téhéran devait se retirer du TNP dès que possible, tout en maintenant un programme nucléaire civil.
Le politicien conservateur Mohammad Javad Larijani, frère du haut responsable Ali Larijani, tué lors d’une frappe en ce mois de mars, a été cité cette semaine par les médias d’État pour appeler l’Iran à suspendre son adhésion au traité. « Le TNP doit être suspendu. Nous devons former un comité pour évaluer si le TNP nous est vraiment utile. Si c’est le cas, nous y reviendrons. Sinon, qu’ils le gardent », a-t-il déclaré. Plus tôt en mars, la télévision d’État a diffusé une séquence avec le commentateur conservateur Nasser Torabi, qui se dit l'écho de l’opinion publique en vertu de laquelle on devrait « agir pour fabriquer une arme nucléaire. Soit nous la fabriquons, soit nous l’acquérons ».
Des discussions privées dans les cercles dirigeants ont également porté sur la politique nucléaire du régime islamique, ont rapporté les deux sources, ajoutant qu’il existait des divergences quant à la pertinence d’une telle démarche entre les éléments les plus durs – parmi lesquels les gardiens de la révolution – et ceux de la hiérarchie politique. Par le passé, les responsables iraniens ont surtout menacé de reconsidérer leur appartenance au TNP comme une tactique de négociation, au fil de plus de deux décennies de pourparlers avec l’Occident sur leur programme nucléaire, sans jamais mettre cette menace à exécution. La publicisation du débat pourrait n’être qu’une telle tactique. Rien ne dit non plus à quelle vitesse l’Iran serait en mesure de se doter d’une bombe atomique après avoir subi des semaines de frappes aériennes sur ses installations nucléaires, balistiques ou scientifiques, ayant suivi une campagne aérienne plus courte d’Israël et des États-Unis en juin 2025.
Israël a maintes fois affirmé, au fil des années, que l’Iran était à seulement quelques mois de pouvoir fabriquer une bombe nucléaire, évoquant des rapports de renseignement ou l’enrichissement d’uranium à un niveau proche du seuil nécessaire pour une bombe.
Franchir le seuil nucléaire ?
Selon les analystes, l’objectif de la République islamique était d’atteindre le statut d’« État du seuil » – capable de produire rapidement une bombe si nécessaire, mais sans encourir le statut de paria que conférerait la possession effective de l’arme. Des commandants des gardiens de la révolution et d’autres hauts responsables avaient néanmoins déjà averti que l’Iran serait obligé de se ruer vers la bombe si la survie du régime islamique était menacée – une condition que le conflit actuel pourrait représenter.
La fatwa d'Ali Khamenei selon laquelle les armes nucléaires ne sont pas autorisées en Islam, a été émise au début des années 2000, bien que jamais sous forme écrite, mais il l’avait réitérée en 2019. Selon l’une des deux sources iraniennes de haut rang, sa mort et celle d’Ali Larijani, qui, selon elle, s’opposait aussi aux tenants de la ligne dure, rendent plus difficile de contrer les arguments des faucons. Reste aussi à voir si l’obligation d’obéir à la fatwa orale de l'ayatollah Khamenei survit à sa mort, bien qu'il soit probable qu’elle reste valable sauf en cas de révocation par le nouveau guide suprême, son fils Mojtaba, qui n’a cependant pas été vu en public depuis la mort de son père.
Cet article est une traduction d'une information de l'agence Reuters.



OKI DOKI, vos fantasmes sont des ordres. Ces barbus se croient déjà les maîtres du monde en le menaçant des pires barbaries, avant meme d’ avoir la fameuse bombe, en terrorisant, détruisant et tuant tout à leur passage. Imaginons-les détenteurs de la bombe… ils seront les premiers à appuyer sur le bouton rouge puisque leur religion consiste à naître pour mourir en martyr, pour rien et au plus vite, au lieu de célébrer la vie et profiter de sa douceur le plus longtemps possible comme tout être normalement constitué.
11 h 49, le 27 mars 2026