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« Le peuple libanais veut que Chibani reste » : rassemblement devant l’ambassade d’Iran après le retrait de l’accréditation de l’ambassadeur


« Le peuple libanais veut que Chibani reste » : rassemblement devant l’ambassade d’Iran après le retrait de l’accréditation de l’ambassadeur

Une manifestation devant l'ambassade d'Iran, le 26 mars 2026 dans la banlieue sud de Beyrouth en solidarité avec l'ambassadeur iranien déclaré persona non grata. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine

Jeudi après-midi, un peu plus d’une centaine de manifestants se sont regroupés devant l’ambassade d’Iran à Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth, pour protester contre le retrait par le Liban de l’accréditation de l’ambassadeur iranien, Mohammad Reza Chibani. La foule brandissait des drapeaux iraniens, libanais et du Hezbollah.

Parmi les manifestants, Diana, habitante du quartier, tient un drapeau libanais et dénonce ce qu’elle considère comme une humiliation pour le pays. « Cette décision n’est pas libanaise. C’est une décision d’humiliation », assure-t-elle à notre journaliste sur place, Lyana Alameddine.

« Je suis avec l’Iran qui défend tout le monde sans distinction, peu importe la religion », assure Hassan, originaire de Baalbeck et résident de la banlieue sud de Beyrouth. Eux nous défendent et on leur fait ça ? Vers où veulent-ils que le pays aille ? (Le chef de la diplomatie libanaise Joe) Raggi, n'est pas mon ministre ». « Si notre commandement nous demande d’agir, on fera tomber le président et le Premier ministre, dit encore le jeune homme, drapeau iranien a la main. Mais notre commandement est patient : il ne veut pas de guerre civile. Notre cœur brûle. L’État ne nous regarde pas. Seule la résistance aide et des gens bien ».

Les Forces de sécurité intérieure (FSI) et l’armée libanaise sont présentes sur place, ainsi que des secouristes du Comité islamique de secours du Hezbollah. Une grande pancarte représentant l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei donnant le drapeau iranien à son fils et successeur Mojtaba Khamenei est sur les lieux. Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort de Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et d'avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière. Le Hezbollah continue de lancer des salves de roquettes de l'autre côté de la frontière.

Mardi, le ministère libanais des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires iranien, Toufic Samadi Khoshkhou, pour lui notifier que le Liban avait retiré l’accréditation de l’ambassadeur iranien, Mohammad Reza Chibani. Cette décision a été prise alors que l'État libanais tente de se distancier autant que possible de l'Iran et de ses gardiens de la révolution, afin de se tenir à l'écart de la guerre opposant ce pays et le parti-milice pro-iranien du Hezbollah aux États-Unis et à Israël, et au lendemain d'une frappe ciblée israélienne à Hazmieh, une banlieue de Beyrouth, visant un membre « de la force al-Qods » des gardiens de la révolution, son unité d'élite. Le Hezbollah avait vivement critiqué la décision, estimant qu’elle est « dépourvue de tout fondement légal » et constitue une « soumission manifeste à des pressions et diktats extérieurs ». De son côté, le mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, avait également appelé l'État à revenir sur sa décision pour « éviter au pays de sombrer dans une crise politique et nationale ».

Des slogans ponctuent le rassemblement : « Mort aux États-Unis ! », « Mort à Israël ! », ou encore « Labayka ya Nasrallah ! », dans le sens de 'Nous voici Nasrallah', l'ancien chef du Hezbollah tué par Israël en 2024.

Leila, 56 ans, brandissant le portrait de de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, d'Ali Khamenei et de Mojtaba Khamenei assure : « Nous n’avons pas peur. Israël doit avoir peur de nous. Je suis venue pour défendre notre présence et notre position. Ce sont eux qui se sont tenus pour nous dans toutes les guerres. On vient leur dire merci. L’ambassadeur ne partira pas du Liban ». Un autre homme prend le micro et insiste : « Revenez sur votre décision. Nous allons sortir victorieux de cette guerre. Le peuple libanais veut que Chibani reste ».

Jeudi après-midi, un peu plus d’une centaine de manifestants se sont regroupés devant l’ambassade d’Iran à Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth, pour protester contre le retrait par le Liban de l’accréditation de l’ambassadeur iranien, Mohammad Reza Chibani. La foule brandissait des drapeaux iraniens, libanais et du Hezbollah.Parmi les manifestants, Diana, habitante du quartier, tient un drapeau libanais et dénonce ce qu’elle considère comme une humiliation pour le pays. « Cette décision n’est pas libanaise. C’est une décision d’humiliation », assure-t-elle à notre journaliste sur place, Lyana Alameddine.« Je suis avec l’Iran qui défend tout le monde sans distinction, peu importe la religion », assure Hassan, originaire de Baalbeck et résident de la banlieue sud de Beyrouth. Eux nous défendent...