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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Neutralité, dialogue et stratégie de défense : Bassil présente à Aoun une initiative pour « protéger le Liban »


Neutralité, dialogue et stratégie de défense : Bassil présente à Aoun une initiative pour « protéger le Liban »

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil (au centre), au palais présidentiel de Baabda, le 26 mars 2026. Photo tirée du compte X de la présidence

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a annoncé jeudi depuis Baabda, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, Joseph Aoun, lui avoir présenté « une proposition pour protéger le Liban à travers le dialogue entre les Libanais, et non l’affrontement ». La guerre entre le Hezbollah et l’armée israélienne dure depuis le 2 mars et des tensions sont palpables dans le pays, avec plus d'un million de déplacés internes et des questions qui divisent à l'ordre du jour politique, comme le désarmement du Hezbollah et l'expulsion de l'ambassadeur iranien.

Évoquant « un grand danger qui menace le Liban, de l’intérieur comme de l’extérieur », M. Bassil a indiqué avoir entamé une tournée auprès des responsables libanais, en commençant par le chef de l’État. Il a souligné que cette proposition inclut « la neutralité du Liban » face aux conflits ainsi que « l’adoption d’une stratégie de défense nationale à laquelle le gouvernement s’engage, en vue d’une paix juste garantissant l’ensemble des droits des Libanais ». Il a ajouté que cette initiative vise à « rassembler les Libanais autour d’une table de dialogue » et qu’elle constitue « une responsabilité nationale sous le parrainage du président de la République ». M. Bassil a enfin insisté sur son soutien « à la présidence de la République et à la légitimité », même étant « dans l’opposition », estimant que la protection de la fonction présidentielle et de l’État demeure « une priorité nationale ».

Cette initiative s’articule autour de trois idées principales. La première consiste en un « code de conduite interne » fondé sur le « rejet de la violence et de l’incitation médiatique et politique », ainsi que sur « le respect du cadre de l’État comme référence commune, notamment en cas de conflit, avec un attachement affirmé à l’unité du Liban sur l’ensemble de son territoire et au rejet de tout discours susceptible d’alimenter les divisions internes ». La deuxième repose sur le rejet par l’ensemble des Libanais de toute discorde interne, de l’occupation israélienne et de toute ingérence étrangère dans les affaires libanaises. Enfin, la troisième prévoit une solution fondée sur l’exclusivité des armes entre les mains de l’armée libanaise et de l’État, ainsi que sur un retrait total d’Israël du territoire libanais.

Autre figure chrétienne, le chef du parti des Kataëb, Samy Gemayel, s’est également rendu à Baabda, où il a salué la décision d’expulser l’ambassadeur d’Iran au Liban, une demande « déjà formulée » par son parti, dans un contexte où, selon lui, « l’Iran a transformé le Liban en une arène militaire et l’a entraîné dans une guerre qui ne concerne pas le peuple libanais ». M. Gemayel a estimé que « l'ouverture par le Hezbollah d'un front avec l'Iran et l'implication du Liban dans la guerre est une décision iranienne », ajoutant que le pays « en paie aujourd’hui le prix en destructions et en pertes ». Il a également insisté, devant le président Aoun, sur « la nécessité de déployer l’armée libanaise et les forces de sécurité de manière intensive dans toutes les régions afin de rassurer les citoyens ». Il a en outre affirmé que « le problème n’est pas confessionnel ni entre Libanais, mais entre l’État libanais et le Hezbollah, qui prend des décisions en dehors du cadre de l’État », appelant à considérer les déplacés comme « des victimes de cette guerre », devant être « accueillis et soutenus loin de toute logique confessionnelle ».

Le Liban est entré en conflit armé à la suite de l’ouverture par le Hezbollah d’un front avec l’Iran le 2 mars dernier, après le début de l’attaque israélo-américaine contre ce pays le 28 février. Depuis le début de cette nouvelle guerre au Liban, plus d’un million de personnes ont été déplacées de zones bombardées, et plus de mille tués civils sont déjà recensés par le ministère de la Santé. Depuis que ce nouveau front a été ouvert par le Hezbollah, et que l’activité militaire et sécuritaire de ce dernier a été décrétée comme « illégale » par le gouvernement le 2 mars, les divisions sur la scène locale sont à leur paroxysme, non seulement entre parties politiques mais aussi sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a annoncé jeudi depuis Baabda, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, Joseph Aoun, lui avoir présenté « une proposition pour protéger le Liban à travers le dialogue entre les Libanais, et non l’affrontement ». La guerre entre le Hezbollah et l’armée israélienne dure depuis le 2 mars et des tensions sont palpables dans le pays, avec plus d'un million de déplacés internes et des questions qui divisent à l'ordre du jour politique, comme le désarmement du Hezbollah et l'expulsion de l'ambassadeur iranien.Évoquant « un grand danger qui menace le Liban, de l’intérieur comme de l’extérieur », M. Bassil a indiqué avoir entamé une tournée auprès des responsables libanais, en commençant par le chef de l’État. Il...