Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, lors d'une interview sur la chaîne NBC. Photo d'archives NBC
Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé mercredi dans un communiqué que toute négociation « sous le feu » avec Israël était une « capitulation », et fustigé de nouveau la décision de l'État libanais de consacrer le monopole des armes alors qu'Israël poursuit ses attaques contre le Liban.
À l'heure où la communauté internationale se félicite de la volonté de l'État libanais de négocier avec Israël, le dignitaire chiite a affirmé que « lorsque des négociations avec l’ennemi israélien sont évoquées sous le feu, il s’agit d’imposer la capitulation et de priver le Liban de toutes ses capacités. » « Le principe même de négocier est rejeté avec un ennemi qui occupe la terre et agresse quotidiennement », a-t-il ajouté.
« Unité nationale »
Le chef du Hezbollah a dans ce cadre appelé à « l’unité nationale contre l’ennemi israélo-américain, sous un seul mot d’ordre à cette étape : arrêter l’agression pour libérer la terre et l’être humain », affirmant que « tous les autres sujets peuvent être discutés ensuite ».
« L’unité nationale signifie que le gouvernement ne prenne pas de décisions qui servent le projet israélien — même involontairement — mais dont le résultat serait en faveur d’Israël. L’unité nationale signifie que le gouvernement revienne sur sa décision de criminaliser l’action de la résistance et les résistants », a-t-il encore dit, en allusion à la décision du Conseil des ministres le 2 mars de juger « illégales » les activités militaires de la formation chiite.
Dans une volonté de libaniser la bataille, Naïm Kassem a affirmé que l'envoi de six roquettes contre Israël le 2 mars, deux jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, visait « à répondre à l’agression et défendre le Liban, privant l’ennemi israélien de l’effet de surprise et l’empêchant d’isoler le Liban, tout en faisant tomber tous les prétextes, car une salve de roquettes ne justifie pas une guerre. » « Il n’y a pas de guerre pour le compte d’autrui sur le sol libanais, mais une guerre d’Israël et des États-Unis contre le Liban, face à laquelle se dressent la résistance, le peuple, l’armée, les hommes d’honneur, les patriotes et les forces attachées à l’indépendance et à la libération du Liban », a-t-il encore écrit.
Monopole des armes
Naïm Kassem a également fustigé la décision du monopole des armes. Le dignitaire chiite a estimé que le fait de réclamer le monopole des armes « pour répondre à une exigence d’Israël alors que l’occupation et l’agression se poursuivent, constitue une étape vers la disparition du Liban et la réalisation du rêve du 'Grand Israël' ». Selon lui, « il n’est plus caché à personne qu’il existe un projet américano-israélien dangereux, celui du « Grand Israël », fondé sur l’occupation et l’expansion de l’Euphrate au Nil, incluant le Liban. »
« Nous sommes face à deux options : soit la capitulation et l’abandon de la terre, de la dignité, de la souveraineté et de l’avenir de nos générations, soit la confrontation inévitable et la résistance à l’occupation pour l’empêcher d’atteindre ses objectifs », a-t-il ajouté. « Les jeunes combattants (…) sont déterminés à poursuivre sans limite et prêts à se sacrifier sans réserve », a-t-il tonné.
« Le peuple de la résistance (...) s’est déplacé en contribution au jihad, a supporté en tant que sacrifié et résistant, a offert ses enfants avec fierté et satisfaction, et a enduré, loin de ses foyers et de sa vie normale, les plus grandes souffrances afin de bâtir un avenir libre et digne pour sa patrie et ses enfants », a encore dénoncé le numéro de la formation chiite. Depuis début mars, plus de 1 000 personnes ont été tuées au Liban, et plus d’un million de personnes ont été déplacées de force par les menaces et bombardements israéliens.



A t il la nationalité libanaise ?
18 h 33, le 26 mars 2026