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Dernières Infos - Recap

Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés


« Nous sommes sur le point d'atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien », a écrit vendredi soir, sur son réseau Truth Social, le président américain. Alex Wong/ Getty Images via AFP

Trois semaines de guerre au Moyen-Orient et aucune issue immédiate en vue: les frappes croisées se poursuivent samedi, quand Donald Trump dit envisager de « réduire graduellement » les opérations militaires contre l'Iran.

S'il a multiplié les déclarations contradictoires ces derniers temps sur la durée potentielle du conflit, le président américain a pour la première fois suggéré vendredi être prêt à entrevoir une fin du conflit. « Nous sommes sur le point d'atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien », a écrit vendredi soir, sur son réseau Truth Social, le président américain. « Nous les frappons terriblement fort. Je ne crois pas qu'il soit possible d'être frappé plus fort », a-t-il dit également à propos de l'Iran.

Mais il avait aussi, quelques heures auparavant, écarté tout cessez-le-feu à ce stade et, parallèlement, plusieurs médias américains annoncent un prochain déploiement de forces militaires supplémentaires dans la région. Le Wall Street Journal a ainsi rapporté vendredi que le Pentagone aurait déployé la 31e unité expéditionnaire des Marines, une force de réaction rapide d’environ 2 200 Marines, au Moyen-Orient. Sur X, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que le président et le Pentagone ont « prédit qu'il faudrait entre quatre et six semaines pour achever la mission ».

Jeudi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait assuré que l'Iran était « en train d'être décimé ». Téhéran n'a selon lui plus « la capacité d'enrichir de l'uranium » ni « de produire des missiles balistiques », deux des objectifs fixés avant le début des frappes israélo-américaines, fin février.

Donald Trump s'en est, par ailleurs, pris avec virulence aux pays de l'Otan, qu'il a qualifiés de « lâches » car selon lui ils « ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d'Ormuz ». Le Royaume-Uni a cependant dit autoriser les Etats-Unis à utiliser des bases britanniques pour frapper des sites iraniens visant le détroit d'Ormuz, dans le cadre de ses « opérations défensives » contre l'Iran, selon Downing Street. L'armée américaine peut « neutraliser » l'île de Kharg, site pétrolier névralgique pour l'Iran, « n'importe quand si le président Trump en donne l'ordre », a aussi assuré Anna Kelly, une porte-parole de la Maison Blanche, dans une déclaration transmise à l'AFP.

« L'ennemi a été vaincu », assure Khamenei

Toujours invisible depuis sa nomination, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s'est exprimé vendredi dans un message écrit. L'ayatollah Khamenei, successeur de son père et que des responsables américains et israéliens disent blessé, y a affirmé que « l'ennemi a été vaincu ». Les Iraniens lui ont « asséné un coup vertigineux, au point qu'il se met maintenant à prononcer des paroles contradictoires et absurdes », a ajouté celui qui est dans le viseur d'Israël, après l'élimination de nombreux responsables de la République islamique.

Vendredi, l'armée israélienne a affirmé avoir tué lors d'une frappe à Téhéran le chef des renseignements de la force paramilitaire des Bassidj.

Frappes israéliennes sur Téhéran et Beyrouth

Sur le front, les attaques se poursuivent depuis l'aube samedi matin, marquant l'entrée du conflit dans sa quatrième semaine.

L'armée israélienne a annoncé samedi matin avoir lancé des frappes contre des « cibles du régime » à Téhéran après avoir fait état de plusieurs salves de missiles iraniens tirées en direction d'Israël.

Dans la nuit de vendredi à samedi, l'armée israélienne a mené deux frappes sur la banlieue sud de Beyrouth. L'une d'entre elle a visé le quartier de Kafa'ate. Le Hezbollah a, de son côté, revendique une attaque menée à 2h05 samedi contre la base de Filon, au sud de Rosh Pina, au moyen d’une salve de roquettes. Il s’agit de sa première revendication pour la journée de samedi, après un record de 55 revendications vendredi.

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une « lourde frappe » israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

Vente de pétrole iranien

Dans le Golfe, ciblé par la riposte iranienne pour ses liens avec les Etats-Unis et son importance dans l'approvisionnement énergétique mondial, l'Arabie saoudite a indiqué avoir intercepté et détruit une trentaine de drones, selon le ministère de la Défense, tous dans l'est du pays. Le Koweït a également dit que son armée faisait face samedi à l'aube à une attaque de drones et de missiles.

L'attention du monde entier reste focalisée sur le prix du baril de pétrole, dont l'envol représente un danger pour l'économie mondiale. Vendredi les Bourses mondiales ont terminé en net recul, Wall Street emboîtant le pas aux Bourses européennes, et les cours du pétrole ont contenu leur hausse, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, finissant à plus de 112 dollars.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les Etats-Unis ont autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Ceci représente une levée partielle des sanctions pesant sur la manne financière de Téhéran. L'Iran a, pour sa part, affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

En Irak et en Syrie

En Irak, aspiré également dans le conflit, un combattant a été tué tard vendredi, dans une frappe visant une alliance d'ex-paramilitaires qui englobe aussi des groupes armés pro-Iran sur un aéroport militaire dans le nord du pays.

Vendredi, l’armée israélienne a, de son côté, affirmé avoir mené dans la nuit du jeudi 19 mars, des raids contre des cibles du gouvernement syrien, après avoir évoqué des attaques contre des civils druzes dans leur fief du sud du pays, selon un communiqué publié le lendemain.

Trois semaines de guerre au Moyen-Orient et aucune issue immédiate en vue: les frappes croisées se poursuivent samedi, quand Donald Trump dit envisager de « réduire graduellement » les opérations militaires contre l'Iran.S'il a multiplié les déclarations contradictoires ces derniers temps sur la durée potentielle du conflit, le président américain a pour la première fois suggéré vendredi être prêt à entrevoir une fin du conflit. « Nous sommes sur le point d'atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien », a écrit vendredi soir, sur son réseau Truth Social, le président américain. « Nous les frappons terriblement fort. Je ne crois pas qu'il soit possible d'être frappé plus fort...