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Le Trésor américain sanctionne un « réseau mondial détournant des fonds au profit du Hezbollah »

À la tête du réseau, Alaa Hassan Hamiyé était vice-président de l’Autorité de développement des investissements du Liban ces cinq dernières années.

Le Trésor américain sanctionne un « réseau mondial détournant des fonds au profit du Hezbollah »

La façade du département du Trésor américain à Washington. Photo d'illustration/AFP

Le Trésor américain a annoncé vendredi qu'il a sanctionné un « un réseau mondial détournant des fonds au profit du Hezbollah ». Le réseau est composé de « 16 personnes et entités et il est dirigé par le financier du Hezbollah et ancien responsable des investissements publics, Alaa Hassan Hamiyé. » Ce dernier était membre du conseil d'administration puis vice-président de l’Autorité de développement des investissements du Liban de 2019 à 2025.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) du Trésor américain a affirmé que M. Hamiyé « supervise un réseau d’entreprises, contrôlées par l’intermédiaire de membres de sa famille et d’associés proches, qui blanchissent des fonds et en collectent pour l’équipe financière du Hezbollah ». Selon l'OFAC, « ces personnes et entreprises — situées au Liban, en Syrie, en Pologne, en Slovénie, au Qatar et au Canada — ont été impliquées dans de nombreux projets économiques et auraient permis le détournement de plus de 100 millions de dollars depuis 2020 ». Ce réseau constituerait une « source essentielle de financement pour le Hezbollah », précise le Bureau dans son communiqué.

« Le Hezbollah continue de détourner des fonds qui devraient revenir au peuple libanais afin de financer ses opérations terroristes. Cette mesure vise des acteurs-clés de son réseau financier mondial qui soutiennent ses activités militantes », commente Scott Bessent, le secrétaire américain du Trésor.

« Des millions de dollars pour des projets liés au Hezbollah »

L'OFAC explique que M. Hamiyé détient « directement ou indirectement », plusieurs sociétés liées au Hezbollah, « dont certaines sont utilisées pour l’approvisionnement ou le blanchiment d’argent. » Par l’intermédiaire de son frère, Mohammad Hassan Hamiyé, Alaa suivrait selon le Trésor américain « les flux financiers associés à ces projets, dont beaucoup sont menés en collaboration avec des membres de l’équipe financière du Hezbollah, notamment Mohammad al-Bazzal, son frère Rachid al-Bazzal (désigné par les États-Unis), ainsi que Ali Qasir, également désigné par les États-Unis et membre de l’équipe financière du Hezbollah ».

Alaa Hamiyé est notamment accusé d'avoir « exploité l'économie libanaise. » Selon l'OFAC, au début de 2025, le Hezbollah « a été impliqué grâce à ses fonctions dans le décaissement de fonds issus d’un accord commercial entre Bagdad et Beyrouth destiné à soutenir la reconstruction au Liban ». « Alaa Hamiyé a personnellement perçu des millions de dollars pour des projets liés au Hezbollah dans le cadre de cet accord »

Parmi le réseau de sociétés de M. Hamiyé figurent plusieurs sociétés dont Bahaa Addin Hashem, un « trafiquant syrien d’armes sur le marché gris », serait copropriétaire, selon le Trésor américain.

Le département d’État a désigné le Hezbollah comme « organisation terroriste mondiale » en octobre 2001, et comme « organisation terroriste étrangère » en octobre 1997.

Ces nouvelles sanctions interviennent à l'heure où le parti chiite est plus isolé que jamais sur la scène intérieure libanaise, notamment après que le gouvernement a pris la décision début mars d'interdire toutes ses « actions militaires et sécuritaires ». Depuis qu'il a pris l'initiative de tirer des roquettes le 2 mars sur Israël, en s'associant à la République islamique d'Iran dans le conflit régional, le Hezbollah est en guerre ouverte contre l’État hébreu.

Le Trésor américain a annoncé vendredi qu'il a sanctionné un « un réseau mondial détournant des fonds au profit du Hezbollah ». Le réseau est composé de « 16 personnes et entités et il est dirigé par le financier du Hezbollah et ancien responsable des investissements publics, Alaa Hassan Hamiyé. » Ce dernier était membre du conseil d'administration puis vice-président de l’Autorité de développement des investissements du Liban de 2019 à 2025.Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) du Trésor américain a affirmé que M. Hamiyé « supervise un réseau d’entreprises, contrôlées par l’intermédiaire de membres de sa famille et d’associés proches, qui blanchissent des fonds et en collectent pour l’équipe financière du Hezbollah ». Selon l'OFAC,...