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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Désarmement du Hezbollah : « Le problème n'est pas la capacité de l'armée libanaise, mais sa volonté », soulève Schenker


Désarmement du Hezbollah : « Le problème n'est pas la capacité de l'armée libanaise, mais sa volonté », soulève Schenker

Des soldats libanais et des membres de la Défense civile devant un bâtiment en flammes après un bombardement israélien, à Marjeyoun, le 17 mars 2026. Photo AFP

L'ancien sous-secrétaire d’État américain David Schenker a insisté mercredi soir, dans un entretien télévisé, sur l'importance pour le Liban de désarmer le Hezbollah, sans quoi Israël « continuera de bombarder » le pays. Interrogé sur les capacités de l'armée libanaise pour mener à bien ce désarmement, M. Schenker a estimé que le problème principal résidait dans la « volonté » de la troupe, alors que son chef, Rodolphe Haykal, a été récemment critiqué, notamment par Washington, pour refuser de recourir à la force contre le parti chiite.

Dans une interview accordée à la chaîne al-Jadeed, M. Schenker, qui avait notamment servi de médiateur entre le Liban et Israël en 2020, concernant la délimitation de la frontière maritime avant que ce dossier ne soit repris par Amos Hochstein, a estimé « merveilleux » que Beyrouth soit désormais ouvert à des pourparlers directs avec Tel-Aviv, comme le souhaite le président Joseph Aoun pour mettre fin à la guerre. Une initiative toutefois rejetée par l'Etat hébreu.

« Je suis convaincu qu'il y a une porte de sortie » à la guerre « si le Liban négocie avec Israël », a déclaré l'ancien sous-secrétaire d'Etat. Sinon, « le Liban risque de payer le prix de son inaction et de rester entre le marteau et l'enclume, dans une impasse. » Il a encore estimé que l'objectif de la guerre pour Israël est notamment de mettre un terme à la « présence au Liban des gardiens de la révolution » iraniens, parrains du Hezbollah, et que cela permettrait à ce que les relations libano-israéliennes puissent devenir des relations « de bon voisinage. » « Je pense que le Hezbollah a imposé cette guerre au Liban », a-t-il déclaré, reprochant aux autorités libanaises d'avoir mis trop de temps pour exécuter leur décision de désarmer le parti-milice et de récupérer le monopole des armes. L'application de cette décision, « a été lente et a manqué de dynamisme. Ce qui fait qu'il n'y a aucune conviction à Washington, ni en Israël, que l'armée libanaise allait passer à la deuxième phase », au nord du Litani, une perspective catégoriquement rejetée par le Hezbollah.

Il a estimé que la question des armes du Hezbollah est « un problème interne au Liban » qui, s'il n'est pas résolu, laissera le pays « dans un état de guerre permanente avec Israël » et qu' « à un moment donné, l’armée devra prendre des risques : c’est son rôle. Qui d'autre le fera à part l'Etat ? » Après une sortie ironique concernant une implication de l'armée syrienne dans le désarmement, il a insisté sur le fait que cela serait « une très mauvaise idée ».

En réponse à une question sur un risque de tensions internes au Liban en cas de recours à la force contre le parti chiite, M. Schenker a reconnu que ces risques « inquiétants » existent, mais que le pays n'a de toute façon « pas pu maintenir ni sa souveraineté, ni une économie stable » en raison de « l'hégémonie iranienne ». « La situation sera encore pire si le Hezbollah conserve le contrôle des décisions de guerre et de paix » et Israël continuera de frapper plusieurs régions du pays et les déplacés ne pourront pas rentrer dans leurs villages, a-t-il insisté, affirmant encore qu'il n'y a selon lui « pas d’alternative viable » au désarmement du Hezbollah. Interrogé sur les capacités de l'armée libanaise pour y parvenir, il a souligné que le problème « n'est pas la capacité », rappelant que Washington avait versé des millions de dollars d'aides annuellement à la troupe depuis 2005, mais « surtout la volonté » de l'armée de lancer le désarmement.




L'ancien sous-secrétaire d’État américain David Schenker a insisté mercredi soir, dans un entretien télévisé, sur l'importance pour le Liban de désarmer le Hezbollah, sans quoi Israël « continuera de bombarder » le pays. Interrogé sur les capacités de l'armée libanaise pour mener à bien ce désarmement, M. Schenker a estimé que le problème principal résidait dans la « volonté » de la troupe, alors que son chef, Rodolphe Haykal, a été récemment critiqué, notamment par Washington, pour refuser de recourir à la force contre le parti chiite.Dans une interview accordée à la chaîne al-Jadeed, M. Schenker, qui avait notamment servi de médiateur entre le Liban et Israël en 2020, concernant la délimitation de la frontière maritime avant que ce dossier ne soit repris par Amos Hochstein, a estimé «...