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Salamé : « Nous nous efforçons de faire pression sur Israël par la voie diplomatique »

Le ministre de la Culture, dans une intervention sur la chaîne qatarie al-Jazeera, a reconnu que « les négociations sont au point mort pour de nombreuses raisons ».

Salamé : « Nous nous efforçons de faire pression sur Israël par la voie diplomatique »

Le ministre de la Culture Ghassan Salamé. Photo d'archives AFP

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a déclaré mercredi à la chaîne qatarie Al-Jazeera que le Liban continue de travailler à une solution diplomatique pour mettre fin au conflit en cours entre le Hezbollah et Israël.

« Nous nous efforçons de faire pression sur Israël par la voie diplomatique », a indiqué le ministre. « Les négociations sont au point mort pour de nombreuses raisons. D'un côté, Israël refuse un cessez-le-feu et d'un autre, un blocage interne persiste quant à la formation de la délégation libanaise de négociation », a-t-il ajouté.

Depuis que le Hezbollah a ouvert un front de soutien avec l’Iran contre Israël, lançant des roquettes sur le nord de l’Etat hébreu dès le 2 mars à l’aube, l’armée israélienne mène au Liban des attaques meurtrières qui ont déjà fait plus de 900 morts. Le Hezbollah, lui, poursuit ses combats malgré une décision du gouvernement libanais de considérer comme illégales ses activités militaires et sécuritaires, prise le 2 mars. En vue de tenter de trouver une solution à cette énième guerre sur le sol libanais, le président de la République Joseph Aoun a lancé la proposition de négociations directes avec Israël, qui se heurte encore à de nombreux obstacles : l’Etat hébreu ne semble pas pressé de se mettre sur la table avec les négociateurs libanais, et le président du Parlement Nabih Berry, chef d’Amal, l’autre partie du tandem chiite (avec le Hezbollah), refuse jusque-là de nommer un négociateur chiite dans le comité que le président tente de former.

« Des acteurs internationaux, notamment la France, ont salué notre proposition d'entamer des négociations avec Israël. Le principe de négociations directes avec Israël n'est pas rejeté, mais le débat au Liban porte sur les conditions de ces négociations », a souligné M. Salamé. Selon lui, « il n'y a pas de contact direct avec le Hezbollah concernant ce processus ». Plusieurs figures du Hezbollah se sont déjà exprimées sur ce sujet, rejetant l’idée de toute négociation sous le feu.

L’Europe plus que les Etats-Unis

« Certains pays ont adopté l'initiative libanaise, notamment la France. Les États-Unis ont eux aussi manifesté leur intérêt, mais les Européens sont davantage intéressés par sa mise en application », a estimé M. Salamé.

Les Etats-Unis sont les alliés indéfectibles d’Israël et mènent avec ce pays une offensive contre l’Iran, depuis le 28 février.

Le ministre Salamé a par ailleurs déploré le fait qu’« Israël étend systématiquement son emprise sur de nouvelles zones du Liban-Sud ». « L'objectif d'Israël, par cette expansion systématique dans le Sud, est d'établir une zone tampon. Israël procède à des déplacements de population et à des confiscations de terres afin d'empêcher les habitants du Sud de retourner chez eux », a-t-il dénoncé.

Les avertissements lancés par les porte-parole de l’armée israélienne ont déjà poussé plus d’un million de Libanais à se déplacer de leurs régions, que ce soit au Liban-Sud ou dans la banlieue sud de Beyrouth. Le gouvernement, mal préparé et pris de court, a tenté de faire face à cette crise au mieux. Des centaines de centres d’accueil sont ouverts sur tout le territoire, notamment dans les écoles publiques.

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a déclaré mercredi à la chaîne qatarie Al-Jazeera que le Liban continue de travailler à une solution diplomatique pour mettre fin au conflit en cours entre le Hezbollah et Israël.« Nous nous efforçons de faire pression sur Israël par la voie diplomatique », a indiqué le ministre. « Les négociations sont au point mort pour de nombreuses raisons. D'un côté, Israël refuse un cessez-le-feu et d'un autre, un blocage interne persiste quant à la formation de la délégation libanaise de négociation », a-t-il ajouté.Depuis que le Hezbollah a ouvert un front de soutien avec l’Iran contre Israël, lançant des roquettes sur le nord de l’Etat hébreu dès le 2 mars à l’aube, l’armée israélienne mène au Liban des attaques meurtrières qui ont déjà fait...