La diplomatie française a déclaré samedi qu'il n'y avait « pas de plan français » pour tenter de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah. « La France a soutenu l'ouverture des autorités libanaises aux pourparlers directs avec Israël et a proposé de les faciliter. Il appartiendra aux parties, et seulement aux parties, de définir l'ordre du jour de ces discussions », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration transmise à l'AFP.
Le site américain Axios, citant trois sources au fait du dossier, avait affirmé plus tôt que la France avait élaboré une proposition pour mettre fin à la guerre prévoyant la reconnaissance de l'État d'Israël par le Liban. Selon cette proposition, Israël et le Liban entameraient des négociations, avec le soutien des États-Unis et de la France, sur une « déclaration politique » qui devrait être convenue dans un délai d'un mois. Selon ces sources, la « déclaration politique » comprendrait une reconnaissance initiale d'Israël par le Liban et soulignerait l'engagement du gouvernement libanais à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale d'Israël.
Selon la proposition française, le Liban déclarerait être disposé à entamer des négociations avec Israël en vue d'un pacte de non-agression permanent. Selon ces sources, un tel accord serait signé dans les deux mois et comprendrait la fin de l'état de guerre entre les deux pays. Cet accord obligerait Israël et le Liban à régler leurs différends pacifiquement et à établir des dispositifs de sécurité le long de la frontière. Après la signature de l'accord de non-hostilités, Israël se retirerait des cinq points du sud du Liban contrôlés par les forces israéliennes depuis novembre 2024. La dernière étape du plan français prévoit le marquage d'une frontière permanente entre Israël et le Liban, et entre le Liban et la Syrie, d'ici fin 2026.

